mercredi 20 décembre 2006

LES OUBLIES DE L'AUTRE GENOCIDE (c) Sejema asbl


Massacres des Hutu Congolais et d'autres tribus Bantoues par la coalition Tutsi Rwando-Ugando-BurundaiseTémoignages recueillis des RESCAPES rassemblés par les Serviteurs de Jésus et Marie SEJEMA, a.s.b.l.
BUKAVU - GOMA, Décembre 1998

''Il y a beaucoup d'éléments qui entrent en ligne de compte quant à la définition de la DEMOCRATIE, mais on est très loin de ce régime, voire à son antipode, si le pouvoir doit être attribué de force à la minorité et ce, après avoir procédé à l'extermination de la majorité. Les Tutsi et leurs maîtres à penser réussiront-ils leur projet d'expérimentation d'un tel régime en Afrique Centrale ?''.
D'après un observateur indépendant.


AVANT - PROPOS

Le présent document est le résultat de plus de deux ans de travail de collecte d'informations que SEJEMA s'est assigné en recueillant des témoignages auprès, d'une part, des survivants ou rescapés et d'autre part des témoins (membres des associations ou non) des différents massacres perpétrés par la coalition tutsi Rwando - ougandaise; il ouvre dans le temps et dans l'espace les moments de cauchemar vécus par les populations bantoues congolaises en général et les hutu congolais en particulier.

SEJEMA pense donc avoir apporté une contribution importante dans la dénonciation de ce vaste GENOCIDE et tient la plupart d'affirmations et chiffres des documents authentiques dont certains en annexe et des témoignages dignes de foi dont les personnes ayant perdu les membres de famille ou ayant elles mêmes échappé miraculeusement à ces massacres. D'autres informations ont été fournies par certaines ONG opérant sur terrain à l'est de la R.D.C.

Néanmoins, certains chiffres peuvent être revus à la hausse pour des raisons suivantes:· les armées tutsi effacent les traces des massacres en brûlant corps et ossements, en jetant d'autres corps dans des rivières, lacs et autres latrines ou en allant carrément exécuter leurs victimes au Rwanda, ou en Ouganda ou au Burundi après déportation.· Les témoignages de certains rescapés peuvent être entachés d'erreurs d'estimation car ces massacres emportaient des victimes allant des dizaines aux centaines des milliers.· Certains massacres sont encore inconnus suite aux difficultés de communication avec les zones contrôlées par les agresseurs de la RDC· La liste des commanditaires et planificateurs de ce GENOCIDE est loin d'être exhaustive étant donné que ceci se recrutent en occident et dans les pays en développement· Quant aux exécutants, il y a lieu de signaler que les quelques noms publiés sont ceux des personnes reconnues par les rescapés dans une armée monolithique de plusieurs dizaines de milliers d'homme.

Ainsi, les affirmations et les chiffres publiés ne constituent que les informations recueillies et témoignent clairement de l'existence d'un génocide de la population bantou de la partie Est de la RDC par la coalition tutsi rwando-Ugando-Burundaise
I. UN GENOCIDE, PEUT-IL CACHER UN AUTRE ?

Entre Juin 1996 et Mai 1997, les Tutsi des Forces Armées Rwandaises, Ougandaises et Burundaises ont perpétré, sur le sol congolais, des massacres à très grande échelle. Les tueries visaient, d'une part, les millions de réfugiés Hutu Rwandais installés dans les camps de l'Est de la R.D.C., et, d'autre part, les tribus bantoues des régions congolaises que les Tutsi avaient toujours rêvé d'occuper, plus particulièrement les Hutu Congolais, en guise de transplantation au Congo Démocratique de ce règlement des comptes tirant ses origines au Rwanda.

Même si la Communauté Internationale, avec les Etats-Unis en tête, s'est refusée de les qualifier ainsi, ces massacres relèvent d'un véritable génocide des Hutu, tant Rwandais que Congolais, ainsi que d'autres tribus bantoues de l'Est du Congo. Il convient de signaler que ce génocide, planifié par les Tutsi, avait débuté avec l'invasion du Rwanda par le Front Patriotique Rwandais (F.P.R.) et l'assassinat lâche de deux Présidents Hutu : Juvénal HABYARIMANA et Cyprien NTARYAMIRA. Selon des sources concordantes, l'avion qui transportait alors les deux leaders aurait été abattu par des missiles américains.

Les Tutsi, qui ont conquis le Rwanda par les armes en Avril 1994, après quatre ans de guerre, étaient-ils incapables de tuer ? Selon nombre de témoignage, ils ont, après la prise de Kigali, multiplié des massacres dans les régions périphériques. Tel est le cas de l'extermination du clergé de KABGAYI, où sept évêques furent tués, dont Monseigneur Vincent NSENGIYUMVA, Archevêque de Kigali, ainsi que celui du massacre de 80.000 Hutu qui s'étaient regroupés au camp de KIBEHO, au Rwanda. Ce carnage s'est poursuivi dans l'Est de la R.D.C. où plus de 500.000 réfugiés Hutu Rwandais furent massacrés, pourchassés à partir de leurs camps situés près de Bukavu et de Goma jusqu'à Mbandaka en passant par Tingi-Tingi et Kisangani ... Même ceux d'entre eux qui ont choisi de regagner leur mère-patrie n'ont pas eu la vie sauve : plusieurs ont été exécutés sommairement, d'autres jetés en prison où ils se consumèrent à petit feu, terrassés par la fièvre typhoïde dans des petits centres pénitenciers où ils étaient confinés à plus de 8.000. Dans cette chasse à l'homme, devant laquelle l'OUA et l'ONU ont manifesté un mutisme condamnable, ces Tutsi n'ont pas épargné les autres Bantous trouvés sur leur passage : Nande, Hunde, Nyanga, Shi, Rega, Fulero, Bembe, Vira, Temb, ... tous sont tombés sous la hache des envahisseurs, qui mettaient en exécution leur vieux plan macabre de création du fameux ''Empire Hima-Tutsi'' au cœur de la sous-région des Grands-Lacs.

Tous ces massacres organisés ne pouvaient que relever d'un génocide planifié depuis longtemps, au regard des moyens mis en œuvre à cet effet : plus de 10.000 Tutsi avaient été mobilisés à travers le monde, ayant à leur disposition des armes sophistiquées leur livrées par les grandes puissances à partir de la R.S.A. Et, pour distraire l'opinion quant à la responsabilité de la Communauté Internationale à propos de ce drame rwandais, que n'ont pas fait les média étrangères ? L'Envoyée Spéciale de la chaîne de télévision CNN dépêchée à Goma affirmait, en 1994, devant les téléspectateurs du monde entier que tous les réfugiés Hutu mouraient de choléra et de fatigue; ce mensonge circula jusqu'au jour où une femme Tutsi fut découverte à Goma en train de vendre des gâteaux empoisonnés aux fugitifs; c'est à partir de ce moment précis que ces réfugiés, tous, décidèrent de ne plus consommer les vivres et de ne plus boire l'eau leur servis par la U.S. ARMY, celle-ci étant considérée à juste titre comme étant en intelligence avec les Tutsi. Pour continuer à leur faire accepter cette ''aide humanitaire'', les américains ont dû repeindre leurs avions cargos aux couleurs d'autres pays, avant de quitter Goma pour aller s'installer à Kigali. Quoi de plus normal, si leurs enfants chéris Tutsi avaient aussi besoin d'aide humanitaire dans ce Rwanda qu'ils venaient de détruire ?

Un autre comédien satirique, ce fut un général canadien qui, de Goma, déclara, en 1996, qu'il n'existait plus de réfugié hutu rwandais au Zaïre, que tous les Rwandais avaient regagné leur patrie; ce qui eut pour conséquence de camoufler les massacres à grande échelle qui furent exécutés par ces sanguinaires Tutsi dans la forêt qui sépare le Kivu à la Province Orientale. Ces déclarations seront confirmées par le Gouvernement rwandais.

Le soutien apporté aux génocidaires Tutsi par les grandes puissances se manifeste au grand jour par l'esprit partisan de leurs hommes d'Etat. Madeleine Albright, n'a-t-elle pas déclaré que les Tutsi constituaient la prunelle de son œil ? Le patriarche Nelson Mandela, à la différence des alliés de la S.A.D.C. dont il est le Président, s'est précipité à proposer des négociations entre Monsieur Kabila et les prétendus rebelles, à la grande surprise de tout le monde. Alors que la S.A.D.C. condamnait l'agression extérieure de la R.D.C., le Président Sud-Africain tourna casaque et fournit armes et munitions aux agresseurs Rwandais, Ougandais et Burundais, trahissant ainsi l'Afrique noire qui le prenait pour une figure de proue en cette fin du 20ème siècle où elle entendait se ressaisir de son mauvais départ.

Tous ces hommes d'Etat devaient se mettre en tête que les armées rwandaises, burundaises et ougandaises sont mono ethniques, composées essentiellement de Tutsi et de nilo-hamites qui constituent moins de 20 % de la population. Un observateur avisé comprendra que les Bahutu tant Rwandais que Burundais périssent au jour le jour sur le sol de leurs ancêtres où la minorité tutsie ne s'exprime que par la terreur. Au Rwanda, tout Muhutu, homme ou femme, adulte ou enfant, est d'office qualifié de génocidaire et, partant, une personne à abattre, avec ou sans jugement. En R.D.C., dans les territoires occupés, les Tutsi continuent de tuer ou de déporter au Rwanda tout autochtone qui refuse d'adhérer à leur objectif de partition de la R.D.C., sous l'œil complice de la Communauté Internationale. Le Tribunal International d'Arusha pour le Rwanda (TPR) concerne les seuls Hutu.

Pourquoi cela ? Les Tutsi, sont-ils innocents dans ce drame rwandais ? Le seul assassinat du Président HABYARIMANA, ne constitue-t-il pas un crime crapuleux ? Cependant, il n'a jamais été question de mener une enquête là-dessus. Pourtant, ce chef d'Etat est le seul à avoir doté le Rwanda d'un gouvernement représentatif de toutes les couches sociales, incarnant ainsi l'unité nationale qui était en fait l'émanation de la majorité. Cette majorité interprétera l'assassinat de leur leader comme une dernière preuve du plan tutsi de son extermination. Par ailleurs, le nombre de Tutsi tués a été invraisemblablement surévalué, car les témoignages des villageois rwandais font état des Hutu dont les corps étaient entassés dans des fosses communes par l'armée tutsi de Kagame, filmés par des chaînes de télévision internationales qui les présentaient fallacieusement comme des victimes tutsi.

N'oublions pas que la diplomatie des Tutsi s'est toujours caractérisée par le mensonge bien véhiculé par les charmes féeriques de leurs filles et les pratiques pédérastes de leurs jeunes garçons devenus copains chéris des Occidentaux. Ainsi, certains craignent que le silence des Etats-Unis ne soit dû à la séduction de Bill Clinton par miss KIMENYI, petite sœur de Jean-Baptiste KIMENYI, ancien collègue du Président des Etats-Unis devenu par la suite Conseiller Technique de SADAKO OGATA au H.C.R. Ainsi, le dossier ''Génocide'' serait traité à la faveur des Tutsi à la Maison Blanche et à Genève grâce aux bons offices de ces deux individus. N'a-t-on pas ouïe dire que la miss Tutsi serait devenue une importante femme d'affaires après avoir eu une fillette de William ? Sous d'autres cieux, l'on apprend que Paul Kagame, lors de son voyage effectué à Tél-Aviv en Octobre 1996, aurait convaincu Benyamin Netanyahu que les Tutsi seraient des Fallachas, donc des descendants du Roi Salomon par la Reine de Sabat, et qu'il s'en est suivi une aide militaire massive de la part du lobby juif. Voilà pourquoi la Communauté Internationale ne fait qu'accélérer les procès au Tribunal d'Arusha sur le Rwanda, feignant d'ignorer que, pendant ce temps, les Tutsi multiplient des massacres, vols, viols et déportation partout où ils sont maîtres.

De ce qui précède, il apparaît que le drame rwandais constitue un cas de génocide dont la responsabilité est partagée entre les deux races antagonistes, sachant que son premier commanditaire est le F.P.R.. Trente années durant, les Tutsi avaient planifié la prise du pouvoir et l'extermination des Hutu, si pas leur réduction à la simple minorité, soit de 85 % de la population totale (7 millions) à moins de 15 %. Pouvait-on penser le contraire après la découverte des fosses communes dissimulées même dans les salons des maisons des Tutsi ? Ce plan machiavélique est identique à celui de l'apartheid qui visait l'extermination des Noirs d'Afrique du Sud.

Dans tous les cas, si les Tutsi ont été victimes d'un génocide, ils en sont eux-mêmes responsables. En effet, selon certaines ambassades et ONG occidentales, c'est pour n'avoir pas réussi à prendre le pouvoir après quatre ans de guerre qu'ils persuadèrent leurs parrains de les aider à démoraliser les Hutu en tuant leur leader, advienne que pourra. Pour Monsieur Paul Kagame, rien ne pouvait arrêter leur action, quand bien même le peuple en colère pouvait s'en prendre aux quelques Tutsi restés dans le pays; c'est à ce moment précis que fut adoptée l'utilisation du mot génocide comme fonds de commerce pour obtenir facilement le soutien de la Communauté Internationale lorsque les massacres auraient lieu.

Néanmoins, nous osons affirmer que le Général Kagame s'est trompé, car sous le régime de Juvénal HABYARIMANA, le Rwanda était un petit pays prospère que d'aucuns qualifiaient de ''Suisse d'Afrique'', où les Tutsi menaient une vie somptueuse et exerçaient une très grande influence sur la vie politique et économique du pays; ces derniers ne pouvant plus vivre en campagne, ils ont cherché refuge dans les villes où ils bénéficiaient de la protection de leur armée tribalo-clanique. Pour ce qui est de la R.D.C., la grave erreur commise par le duo Kagame-Museveni est d'avoir cherché à imposer à la tête de l'Etat congolais des réfugiés Tutsi des années 1959 et 1962, et d'avoir incité ces derniers à se comporter comme en pays conquis par les spoliations, meurtres, les viols et les déportations commis sur les peuples autochtones rencontrés, ce qui leur a attiré l'antipathie de la communauté bantoue.

Au regard de l'évolution des événements dans la sous-région des Grands-Lacs déformée par la diplomatie mensongère tutsie, le génocide ne relève pas de la culture bantoue, encore moins de la culture congolaise. Il prend ses origines au Rwanda et au Burundi : au Rwanda, il commence avec le règne de la dynastie sanguinaire tutsie vers le 19ème siècle et atteint son point culminant lors de l'agression du pays des milles collines par Paul Kagame et Yoweri Museveni surarmés par les grandes puissances connues de tous; au Burundi, c'est le génocide perpétuel signé pour la première fois par le Président Michel Micombero qui, présentant les paysans Hutu comme des mutins, fit exterminer des milliers de villages à l'aide des bombardiers Macchi lui prêtés pour la cause par le naïf Mobutu. A voir les choses de près, le génocide perpétré par les Tutsi est plus grave que les massacres commis par les Hutu; le premier a été planifié et a bénéficié de l'appui logistique occidental, tandis que le second n'est qu'une simple manifestation d'un réflexe d'auto-défense.

Tant que les dictatures hégémoniques et sanguinaires à la minorité Tutsi érigeront domicile dans la sous-région des Grands-Lacs, aucune solution ne pourra être trouvée quant au règlement de la crise qui secoue cette partie de l'Afrique. A ce propos, nous mettons en garde les dirigeants des pays occidentaux qui continuent à se laisser berner par leurs amis personnels Tutsi, par toutes les ruses, leur inculquant des orientations de nature à embraser l'Afrique noire. Le Pape Jean-Paul II, n'a-t-il pas déclaré, dans son message de Noël dernier, en parlant de la réconciliation entre fils de la région des Grands-Lacs, que ''pardonner ne signifie pas oublier ce dont on a été victime'' ? Si les Hutu prétendus génocidaires du Rwanda sont jugés, de même les Tutsi, ayant commis des dégâts en R.D.C., doivent être arrêtés et jugés, avec en tête Paul Kagame, Yoweri Museveni et Pierre Buyoya, avant que l'on ne parle de réconciliation.

"...Quant aux rescapés de « l'autre génocide », ils réclament la réparation de tous les préjudices tant moraux que matériels infligés à leurs familles quatre années durant par ces trois sanguinaires. Les tutsi doivent reconnaître que les Bantous n'ont pas été créés pour être serviteurs de ce peuple pasteur originaire du bassin du Nil. Trop, c'est trop, dit-on. Il est grand temps de mettre fin à leur jeu diabolique qui n'a que trop duré..."

II. L'IMPLICATION DES AUTORITES RELIGIEUSES TUTSI DANS LES GUERRES D'HEGEMONIE A L'EST DE LA R.D.C.
1. Les Tutsi du monde entier pour une même cause.
Une certaine opinion circule ces derniers temps sur INTERNET, faisant état de poursuites dont feraient l'objet quelques autorités religieuses de l'Eglise catholique de la part des soldats rwandais dans les provinces occupées. L'on cite les cas des Messeigneurs GAPANGWA, évêque d'Uvira, NGABU, évêque de Goma, KANYAMACUMBI, vicaire général de Goma, et RUNIGA, évêque de Mahagi-Vioka. Dissension au sein de l'International Tutsi Power (ITP) ou revirement pour repositionnement politique ? Telle devrait être la question-guide pour élucider et comprendre les contours de ladite opinion. Néanmoins, il y a d'emblée lieu de réfuter l'hypothèse d'une dissension en arguant que les prélats prétendument agressés sont connus pour leur appartenance au lobby tutsi qui rêve d'instaurer un empire hima-tutsi incluant l'Est de la R.D.C. dans l'Afrique Orientale avec comme limites la corne de l'Afrique au Nord-Est, l'Ethiopie au Nord et la Tanzanie au Sud.

Pourquoi cette alerte soudaine sur le danger que courent ces prélats tutsi ? N'est-ce pas plutôt une fuite en avant de ces pseudo-serviteurs de Dieu qui sont conscients d'avoir trempé dans des massacres ? Leur identité (GAPANGWA et KANYAMACUMBI sont tutsi, NGABU est Hema et RUNIGA est Shi) pousse tout observateur avisé à jeter le doute sur la véracité des faits relatés. L'hypothèse d'une mascarade destinée à distraire l'opinion serait même la plus plausible. Qui en effet oublie que :

· Monseigneur GAPANGWA, par son comportement et son engagement au profit de ses seuls frères ethniques, a été l'objet de maintes contestations de la part des autorités civiles, religieuses et même des chrétiens. La lettre n° 1033/01094/EMG FAZ/Comdt/96 du 04 Juillet 1996 adressée par le Général Eluki à Monseigneur Ngabu, alors Président de la C.E.Z., pour dénoncer le comportement de Gapangwa en dit long (voir annexe I).
· Monseigneur NGABU a maintes fois été pris en flagrant délit en train d'approvisionner en armes et munitions les troupes tutsi en guerre de conquête, au Rwanda comme au Congo. La lettre des fidèles du Diocèse de Goma adressée au Vatican en date du 22 Novembre 1996 stigmatise ''comportement indigne et diabolique'' (sic) de ce pseudo-serviteur de Dieu (voir annexe II).
· Monseigneur KANYAMACUMBI, après avoir été invalidé à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) pour nationalité douteuse, a déclaré à qui voulait l'entendre que les Congolais, alors Zaïrois, paieraient cher cet acte (d'invalidation). Cette menace à peine voilée se concrétisa plus tard lorsqu'éclata la rébellion banyamulenge en 1996 et que cet homme, qui se réclame de Dieu, fut pris, la main dans le sac, en train de transporter les armes à bord d'un camion Mercedes 19/24 sur la route BUKAVU-GOMA.

2. Faut-il vraiment croire qu'après avoir longtemps soutenu une rébellion sanguinaire, l'Eglise catholique vient de se raviser pour choisir le camp des opprimés ? Personnellement, je ne crois pas à cette vision des choses, et cela pour deux raisons :

* Primo, l'Eglise catholique, la vraie, celle qui prêche la tolérance et le pardon, a vu ses serviteurs décimés chaque fois que les tutsi occupaient le Kivu. Songez à Monseigneur MUZIHIRWA, archevêque de Bukavu; à l'abbé NIRERE, curé de la paroisse de Jomba dans le Nord-Kivu, tué en plein célébration de mariage avec ses fidèles, pour ne citer que ces deux cas sur des milliers d'autres. Plus près et encore frais dans nos mémoires, les massacres des prêtres dans un couvent de SHABUNDA (Sud-Kivu) prouve que seuls les religieux bantous de l'Eglise catholique sont dans le collimateur des soldats rwandais. * Secundo, le Vatican n'a jamais mâché ses mots chaque fois qu'il s'agissait de condamner la barbarie tutsi, pendant que sur le terrain, celle-ci est toujours justifiée par les autorités religieuses hima-tutsi comme ''des actes perpétrés par des bandits''.

3. Le message ''Remets ton épée au fourreau'', dans l'entendement tutsi, signifie simplement ''Elite intellectuelle et économique bantoue décimée, mission accomplie, remets alors ton épée au fourreau''. Voilà la portée réelle du message qui serait à la base des poursuites dont seraient l'objet les prélats tutsi.

Des paradoxes invraisemblables
1. Les Tutsi, dans leur stratégie d'occupation des terres congolaises, ont créé une ethnie imaginaire dite ''Banyamulenge'' (c'est-à-dire habitants de MULENGE dans le Sud-Kivu). Aujourd'hui, tout Tutsi désireux de s'installer en territoire congolais veut qu'on l'appelle ''Munyamulenge''. C'est ainsi qu'actuellement les média périphériques font état de la ''fuite des banyamulenge'' du Nord-Kivu vers le Rwanda, si ce ne sont pas les mêmes Tutsi. 2. Comme ils n'ont jamais été à l'aise sous leur véritable identité, les Tutsi préfèrent qu'on les appelle des Rwandais. A ce titre, ils ont toujours considéré le Rwanda comme leur mère-patrie, qu'ils soient Ougandais, Burundais, Erythréens ou Ethiopiens. Une certaine tradition hamite fortement ancrée dans le comportement des tutsi veut que le Rwanda soit considéré comme ''une Terre Promise'' à l'instar de Canaan pour les Judéens ou l'Etat actuel d'Israël, usurpant ainsi le droit de premier occupant aux Hutu et aux Twa qui les ont accueillis au 17ème siècle en provenance du bassin du Nil (d'où l'autre appellation leur attribuée : Nilotiques) ...
Qu'on cesse donc de rabattre les oreilles des gens par des déclarations du genre ''Les troupes rwandaises brutalisent les Tutsi qui s'opposent à leurs projets'' ! Seule la population autochtone bantoue de l'Est vit les affres de l'occupation et s'oppose courageusement à l'envahisseur tutsi. Tout le reste n'est que maquillage et mise en scène. Par conséquent, nous invitons nos lecteurs à faire attention à des ''sources dignes de foi'' tendant à présenter ces criminels sous les apparences des victimes.

II. MASSACRES DES HUTU CONGOLAIS ET AUTRES TRIBUS BANTOUES DE LA R.D.C. : PROLONGEMENT DU GENOCIDE RWANDAIS DONT LES TUTSI SONT LES MAITRES D'OEUVRE

Ce document ne va pas traiter des atrocités commises à l'endroit des réfugiés Hutu Rwandais sur le sol congolais où plus de 500.000 orphelins de feu Juvénal HABYARIMANA sont tombés sous la hache des génocidaires Tutsi. Nous allons plutôt nous pencher sur la catégorie la plus oubliée des victimes de la haine tutsi transplantée au Congo Démocratique.
En effet, il n'y a que très peu de personnalités de notoriété tant nationale qu'internationale qui ont parlé ou écrit sur les massacres des tribus bantoues de la R.D.C. dont les Hutu furent les premières victimes, car situés à la porte du Rwanda et de l'Uganda ainsi que les Babembe d'Uvira, frontaliers avec le Rwanda et le Burundi.

A tous ces Congolais, les Tutsi ne reprochent rien d'autre que d'être bantous et autochtones des territoires où ces sanguinaires voudraient ériger leur empire Hima-Tutsi. Pour les Hutu Congolais, il leur est reproché d'être tout simplement Hutu. Quelle ingratitude de la part des Tutsi qui cherchent l'extermination des peuples qui les ont accueillis et auprès desquels ils ont emprunté les langues.
Au cours de leur migration qui les a amenés de la vallée du fleuve Nil vers l'Afrique centrale, les Tutsi ont perdu, au fil du temps, un élément culturel de taille : leur langue qui devait être proche de celle parlée en Erythrée. Les langues que les Tutsi parlent de nos jours sont des langues bantoues, notamment le KIHUTU, appelé à tort KINYARWANDA au RWANDA et KIRUNDI au BURUNDI. Etant donné que la langue est liée à la tribu, les Tutsi devraient parler le KITUTSI comme les Hutu s'expriment en KIHUTU, les Bahemba en KIHEMBA, les Walega en KILEGA, les Nande en KINANDE, etc. Les Bahutu Congolais préfèrent désigner leur langue le KIHUTU qui est une appellation originale pour éviter toutes ces confusions entretenues par les Tutsi. Les Bahutu Tanzaniens parlent un dialecte du Kihutu appelé KIHA, les Bahutu Ougandais parlent un dialecte du Kihutu appelé KIKIGA. Louis de LAEGGER, un ancien missionnaire Belge au Rwanda est allé plus loin en affirmant que l'appellation la plus originale du KIHUTU est le "BANTU". Il qualifia ainsi le Kihutu de langue bantoue par excellence.

Dans leur plan d'extermination des réfugiés Hutu Rwandais sur le sol congolais, les Tutsi ont fait croire à l'opinion qu'ils étaient venus procéder au rapatriement de ces premiers. Tandis que pour bien exécuter le plan de massacres des Congolais, les Tutsi se faisaient passer pour les libérateurs (Wakombozi). Ils organisaient des rassemblements des masses sous prétexte de présenter des nouveaux dirigeants (chefs des entités politico-administratives). Ils profitaient de telles occasions pour exécuter sommairement des milliers de Congolais venus les écouter. Cette salle besogne était orchestrée à l'insu des autorités congolaises de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la libération (AFDL). Comme nous le verrons dans les lignes qui suivent, plusieurs charniers bien connus de tous les habitants rescapés du GENOCIDE, sont localisés à l'Est de la R.D.C., les contrées les plus endeuillées étant FIZI, BARAKA, UVIRA, BUKAVU, MWENGA, GOMA, MASISI, RUTSHURU, LUBERO, BENI, etc. Pour accomplir leur forfait, les Tutsi recouraient à plusieurs techniques et armes diverses :

· Agafuni : petite houe usagée. C'est avec cette arme -blanche que les Tutsi concassaient les crânes des innocents (hommes, femmes et enfants).
· Des coups de bâtons.
· Incendie des villages et des Eglises après avoir enfermé des milliers de gens dans des cases, maisons et Eglises.
· Les armes à feu : les Tutsi sont dotés des armes à feu les plus sophistiquées. Cela s'entend surtout au regard du parrainage dont les Tutsi bénéficient pour semer la terreur et la désolation en Afrique centrale. Mais Dieu voit tout et n'est pas content de tous ces plans diaboliques.
· Les média : les chaînes de télévision étrangères constituent une arme redoutable des Tutsi. Des exemples font légion : CNN, BBC, VOA, RFI, etc. Des journalistes et envoyés spéciaux tutsi se sont glissés au sein de ces entreprises médiatiques avec des buts de faire des reportages orientés vers la cause tutsi. C'est le cas de Madeleine MUKAMABANO avec son fameux "débat africain" sur RFI chaque Dimanche à 8 heures 10 minutes T.U.

II. 1. LES COMMANDITAIRES

1. YOWERI KAGUTA MUSEVENI, Président de l'Uganda, (Tutsi)
2. PAUL KAGAME, Vice-président du Rwanda, (Tutsi).
3. PIERRE BUYOYA, Président du Burundi, (Tutsi).
4. JAMES KABAREHE, Commandant des opérations (Tutsi).

II.2. LES PLANIFICATEURS

Ils sont tous membres de l'International Tutsi Power (I.T.P.), une organisation militaro-politico-ethnique chargée de mettre en pratique, avec la bénédiction de grandes puissances, le plan d'extermination des Hutu Rwandais, Congolais et d'autres tribus bantoues congolaises pour la création d'un empire Hima-Tutsi dans la Sous-Région des Grands-Lacs africains.Les plus connus sont :

1. Mgr. NGABU Faustin, Evêque de GOMA. Il s'est fait défenseur de la minorité tutsi. Les vocations dans les couvents de son diocèse sont en priorité une option réservée aux Tutsi. Les postes-clés du clergé sont confiés aux prêtres tutsis, enfants chéris de ce ministre de Dieu. La gestion des œuvres caritatives ainsi que les projets de développement est une affaire réservée aux religieux et religieuses Tutsi. Pendant son séjour en Europe (début 1997), Mgr. Faustin NGABU qui est de tribu Hema, originaire de BUNIA, n'avait pas reconnu, lors d'une intervention à la presse, le massacre des populations de son diocèse par les Tutsi alors que des dizaines des milliers d'innocents civiles, religieux et religieuses avaient été décapités en présence de l'évêque, juste avant son voyage d'occident. En 1994, Mgr. NGABU s'est distingué pour sa complicité dans le conflit rwando-rwandais, car il s'était compromis dans les convois d'armes de guerre et munitions au profit des Tutsi. Son arrestation flagrante à Rumangabo en 1994 avec deux camions de son diocèse, bien chargés, est une preuve suffisante.

2. Mgr. GAPANGWA Jérôme, évêque d'Uvira : il a planifié le massacre des populations d'Uvira où plus de 2.500 personnes ont été tuées par les Tutsi.
3. KANYAMUHANGA GAFUNDI Léonard, Gouverneur du NORD-KIVU. Il est à l'origine du génocide de dizaines de milliers des Hutu, Nande et Hunde.
4. SERUKIZA, Vice-gouverneur du SUD-KIVU.
5. DARIO KASUKU WA NGEYO, homme d'affaires à Goma.
6. NGEZAYO SAFARI, homme d'affaires à Goma.
7. BISENGIMANA, Inspecteur à la Police Nationale à Goma.
8. BUTERA, Commandant des Opérations à Goma. Il est fils de Butera, ancien du TMK.
9. BUTERA, ancien du TMK.
10. RWAKABUBA SHINGA Cyprien, ancien membre du Comité Central du MPR, homme d'affaires. Il est à l'origine des tueries des chefs coutumiers et des populations des groupements de Jomba et Bweza. Il a depuis longtemps été complice des Gouvernements Ougandais et Rwandais.
11. BUGERA RWAMAKUBA Déogracias, ex.-Ministre en R.D.C.
12. BIZIMA KARAHA, ex-Ministre des Affaires Etrangères en R.D.C. qui a déclaré: "Nous avons tué en quantité et non en qualité". Il a empêché la Commission de l'ONU d'enquête sur les massacres des réfugiés Hutu Rwandais en RDC, Commission dirigée par KOFFI AMEGA.
13. KIMENYI Jean Baptiste, Professeur d'universite en Californie, cerveau moteur du FPR, il est parmis les cadres qui ont lance l'idee de sacrifier leurs freres dits 'de l'interieur." On comprend pourquoi il a milite pour la creation d'un Ministere du Genocide au Rwanda. Il a publie beaucoup d'articles anti-Hutus.
14. Mgr. KANYAMACUMBI Patient. Il a publié des livres sur la supériorité de la race tutsi par rapport aux bantous. Profitant de sa position, il s'est distingué en donnant son plan de : Tuer sans se faire remarquer. Mgr. KANYAMACUMBI a incité ses frères aux massacres de tous les intellectuels de Jomba. Faussaire, il a écrit que les autochtones de Rutshuru sont des Tutsi.
15. MAYOGI RWAMAHINA, propriétaire d'une O.N.G., AMICOR, parrainé par son oncle Abbé RWAMAHINA. Il a, avec ses trois fils et cousins, planifié le massacre des populations de Rutshuru et de Jomba-Bunagana et Kagenda
16. RWAMAHINA Frédéric, prêtre à Goma.
17. RWABUKAMBA, prêtre missionnaire de la Congrégation des Pères Blancs.18. RWABUKAMBA Antoine, commerçant à Goma.
19. MIKO RWAYITARE, Patron de Télécel.
20. Dr. GAHIGA Médard, un des cerveaux-moteur et spécialiste en assassinats.21. MUNYAMPIRWA alias Nouveau Riche.
22. RUCACA Félicien, un ancien de la GECAMINES. Terroriste.
23. SEBANANIRA Alphonse, Président du GRAR (Groupe de Réflexion pour l'Avenir de Rutshuru), créé délibérément pour semer la confusion et élaborer le plan d'extermination des Hutu Congolais autochtones du Kivu. Ce mouvement était financé par le groupe RWACICO
24. Colonel BIVEGETE, ex-FAZ, à Goma.
25. MUNYARUBENGA, à Rutshuru-Centre.
26. SEMBAGARE à KIWANJA.
27. MUSONERWA CHUBAHIRO Herménigilde, à Tshengerero
28. KALERA, Avocat à Goma.
29. NSANA KANYONI, à Goma. Terroriste.
30. MUNYARUGENDO, fils de Rushema, ancien représentant de la Banque Centrale du Congo à Bruxelles où il réside.
31. KANAMAHARAGE Jean-Marie.
32. Callixte BAKAKA à Goma, terroriste.
33. KANAMAHARAGE Jean-Damascène à Kinshasa.
34. SHAMBA, ancien enseignant à l'Institut MAHANO de Rugari. Terroriste.
35. MUNYARUYENZI à Rutshuru.
36. SEBAGISHA, Coordinateur des Routes des Dessertes Agricoles à Goma.
37. Prof. NGIRABATWARE, à Kinshasa.
38. GASASIRA, Vétérinaire.
39. SEMANYIRA Albert, Catéchiste à Jomba.
40. HABARUGIRA Herman, à Goma.
41. HABARUGIRA Tharcisse et ses frères, à Goma.
42. Senzeyi RYAMUKURU, à Goma. Il est à l'origine de plus de 1.750 personnes massacrées au marché de MUGOGO en complicité avec son beau-frère MENYO Godefroid.
43. MENYO Godefroid.
44. Abbé MISHIGURI à Goma.
45. Abbé Cyprien KANYAMIHIGO à Goma.
46. Abbé SERUHUNGO Désiré à Goma et Rwanda.
47. Abbé MWUNVANEZA à Goma et Rwanda.
48. RWIYEREKA Pancrace.
49. RWIYEREKA RWAMAHINA.
50 MUKAMBURANUMWE Pulchérie KANAMAHARAGE, à Kinshasa. Elle était chargée des missions en Europe.
51. RUDATENGUHA Michel.
52. RUDATENGUHA
53. KAMANZI RUSENGO à Rutshuru.
54. Mr. Dénis, Tutsi ougandais. L'assassin de MUHOZI
55. Camille, petit frère de Dr. KAMANZI.
56. BIKOMAGO, Chef d'Etat Major Général de BUYOYA, Burundi.
57. KAYITENKORE SANGANO, Territoire de Masisi.58. RWAKIBIBI, Territoire de Masisi.
59. MUSONI, Territoire de Masisi.
60. MUSONI, Territoire de Masisi.
61. MUTESI, Territoire de Masisi.
62. Annie, D.G.M./GOMA.
63. HABIMANA, Professeur-Assistant/BUKAVU et Conseiller du Ministre BISHIKWABO.

II.3. LES ECLAIREURS ET EXECUTANTS
Pour bien identifier leurs victimes, les armées tutsi ont fait recours à leurs frères, c'est-à-dire les anciens réfugiés tutsi ayant habité la R.D.C. plus particulièrement à l'Est du pays. Les éclaireurs ont également servi à cibler certaines personnalités (Chefs coutumiers, intellectuels, commerçants, ...) qu'il fallait exécuter en premier lieu.

Ces éléments tutsi sont des soldats formés au Rwanda, au Burundi et en Uganda. Il s'agit de :
1. Tous les Chefs Tutsi (Administrateurs du Territoire, Chefs de Groupement et Chefs de Localité) autoproclamés. Voir infra.
2. Les fils MBAYIHA (MUTERABA, Jean-Paul et RUCANDURI), commandants des opérations à Rutshuru, Kiwanja, Kanyabayonga et Butembo.
3. Trois fils BUTERA, ancien de T.M.K.
4. Trois fils MUNYARUBEGA.5. Le fils SEMBAGARE.
6. Trois fils MAYOGI RWAMAHINA.
7. NDEZE Patrick, actuellement à KINSHASA.
8. Les fils KAREKEZI dont GIKUMBA, KAMARI, GAPITA (ou Kapiteni) , etc.
9. Vianney et Jean-Baptiste SERUTOZI, cousins à RWAKABUBA SHINGA.
10. Le fils MUSONERWA dont Patrick MUSONERWA.
11. Les fils RUTAGUNGIRA. L'un d'eux, RUTANGUNGIRA KAYIZARI s'est illustré dans les massacres de BUNAGANA, TSHENGERERO et RUTSHURU. C'est lui qui a entre autre tué ZIRIMWABAGABO Herman (Commerçant de Bunagana), deux fils de SERUHUNGO de Tshengerero (Moïse et André ainsi que le douanier NYAGASHENDE Paulin de Bunagana.
12. Les fils RUTIJANA à BISHUSHA.
13. Les fils KANYARWUNGA à Bishusha.
14. Le fils MURASIRA à Kinyamahura.
15. KAMANZI RUSENGO, Administrateur du Territoire autoproclamé à Rutshuru. Il a fait massacrer des centaines des Hutu dans ce territoire.
16. KANANURA, Administrateur du territoire autoproclamé de MASISI. Il a exterminé des milliers des personnes dans le territoire de Masisi.
17. Tous les commandants tutsis affectés dans les Provinces de l'Est de la R.D.C. par MUSEVENI et KAGAME.
18. La famille NKOROTA à Bishusha.
19. Les fils RUKOMERA au Bwito.
20. RWUBUZIZI Eric.
21. RWUBUZIZI Christian alias KIRI.
22. KARAHAMUHETO, Commandant à Masisi-Ngungu.
23. KANYEMFURA à Masisi-Kagusa.

Après avoir massacré les populations congolaises, les Tutsi se sont substitués aux chefs coutumiers - surtout Hutu - d'esprit nationaliste. Dans le Nord-Kivu, ces substitutions se sont opérées comme suit :

a) Territoire de Rutshuru
· Remplacement de l'Administrateur du Territoire NYEMBO KITENGE par KAMANZI RUSENGO (sujet Tutsi).· L'administrateur-Assistant, Monsieur IYAMULEMYE BARAGOMANWA sera pourchassé, sa maison incendiée et ses 2 véhicules pillés par les Tutsi.· Le Chef de poste d'encadrement administratif de Kabaya, Monsieur GAREBEREHO Louis sera exécuté et remplacé par SHAMBA (Sujet tutsi).

* Collectivité de BWISHA
· Assassinat et remplacement du Chef coutumier des Groupements de Jomba SEGIHOBE RWAGIZE par MWAMBUTSA Vincent (sujet tutsi).· Remplacement du Chef coutumier des Groupement de Busanza BAHIZI NDABATEZE par Claude par MANYO Godefroid (sujet tutsi)· Remplacement du Chef coutumier du Groupement de Bweza RWAMAKUBA BUNANI par BUJERERI Michel (sujet tutsi)· Remplacement du Chef coutumier du Groupement de Kisigari KOMAYOMBI par un Tutsi.

* Collectivité de BWITO
· Remplacement du Chef coutumier du Groupement de Tongo MUMBIRI MURARA par KANYEDUGA Prosper (Tutsi).· Remplacement du Chef coutumier du Groupement de Bukombo par Jovit (sujet tutsi et petit-frère du Gouverneur de Province).· Remplacement du Chef coutumier du Groupement de Bambo Mr. MUSUHUKE par un sujet tutsi.· Remplacement du Chef de Localité LUNGELE MUKOBA de Kifulo dans Bambo par NTEZAYIGIHUGO (sujet tutsi)· Remplacement du Chef de Localité LUSINGI MUALISHYA de Butalongola dans Tongo par RUVUMUKA (sujet tutsi).b) Territoire de NYIRAGONGO

· Le Grand Chef coutumier BAHAME BIGARUKA de la Collectivité de BUKUMU est remplacé par son demi-frère KAYEMBE KABUTSITSI de mère tutsi.· Remplacement du Chef de Groupement MATUNGULU BALEKE de KIBAMBA par KATAMBARA (sujet tutsi).· Remplacement du Chef de Groupement SEBISHIMBO BUTAKA de Kibati par MUSHUNJU MBABAZI (sujet tutsi).c) Territoire de MASISI· L'administrateur du Territoire MUJINGA WA MIKOMBE est remplacé par KANANURA (un refugié tutsi).· Mr. KANYEMFURA (tutsi) est nommé Chef de Poste après avoir rempli sa mission de massacrer plus de 800 personnes à Kagusa.

III. LES MASSACRES PROPREMENT DITS
3.1. Province du Nord-Kivu

3.1.1. Les charniers
La plupart des victimes ont été enterrées dans des fosses communes disséminées à travers l'Est de la R.D.C. et tous les endroits où sont passés les réfugiés rwandais jusqu'à Mbandaka. Plusieurs autres ont été jetées dans des fosses sceptiques ou transférées au Rwanda où plusieurs autres fosses communes ont été creusées à cet effet. Au Nord-Kivu, ces derniers sont localisés dans les localités et villages suivants :

1. KAGENDA (Jomba), charnier regroupant les personnes massacrées à Bunagana et environs.
2. KABINDI (Jomba).
3. CHANZU (Jomba).
4. KIRINGA (PNA-Rutshuru Centre).
5. KABARAZA (non loin de MABENGA, entrée Parc).
6. KIGARIGARI (Groupement de Binza).
7. NYAMITWITWI (Groupement de Binza).
8. MUGOGO (Marché de Busanza).
9. BWEZA.
10. KISIGARI.
11. RUGARI.
12. KIBUMBA.
13. KATALE (derrière l'usine de traitement de café).
14. KAHINDO (non loin de Katale).
15. TONGO (Bwito).
16. RUSOVU (non loin des maisons Kasuku).
17. SAKE, à quelques kilomètres de Goma, sur la route de Masisi.
18. NYONGERA (près de la Cité de Kiwanja).
19. KIBENDE (Kibututu).
20. RUMANGABO-PNV.
21. KANYANGABI (à Rutshuru, derrière la Prison Centrale).
22. BURAYI-RUKORO (non loin de Rutshuru-Centre).
23. MONDO GIUSTO et Rivière RUTSHURU.
24. NYABIREHE (Plantation Domaine de Katale).
25. KAMURALE à Mushoro (Groupement de Kisigari).
26. GATAGABA.
27. BILUMA (Tongo) et dans le parc (victimes non enterrées).
28. GOMA (aux alentours des principaux axes routiers et à côté de l'ITIG).
29. KAGUSA (Masisi).
30. MWESO (Masisi).
31. NGUNGU (Masisi).
32. BIRAMBIZO (Paroisse).
33. KARAMBI (Bwito).
34. NYANZALE.
35. KANZIRU.
36. KIBARIZO.
37. (...).

N.B. Beaucoup d'autres victimes ont été jetées dans les rivières et lacs. C'est le cas notamment de 10.000 personnes toutes Hutu, liées et jetées dans la Rivière Rushonga en territoire de Masisi. Les victimes étaient des femmes, des enfants de moins de 12 ans et des personnes âgées.3.1.2.
Liste nominative de quelques Hutu Congolais tués par les génocidaires Tutsi
A. CHEFS COUTUMIERS
1. Mwami NDEZE NDABISHOBOYE Déo, Grand Chef coutumier de Rutshuru.
2. Mwami KAHEMBE-KA-BUTSITSI, Chef coutumier de Bukumu à Munigi, assassiné avec le Mwami NDEZE NDABISHOBOYE et 5 autres personnalités dont BAGOTI et LWANGO. Le forfait a eu lieu début 1998 dans le bureau du Mwami KAHEMBE-KA- BUTSITSI. Le commanditaire n'est autre que le Gouverneur autoproclamé du Nord- Kivu, Mr. KANYAMUHANGA GAFUNDI.
3. Mwami MAKOMBE BUTSITSI, Chef coutumier de Kibumba.
4. SEGIHOBE RWAGIZE, Chef coutumier du Groupement de Jomba et ses trois petits frères.
5.BAHIZI Paul, Chef coutumier du Groupement de Busanza et son petit-frère.
6. MATUNGULU BALEKE, Chef du Groupement de Kibumba.
B. RELIGIEUX

1. Abbé NILERE Benoît, Prêtre à Jomba, Curé.
2. Abbé NSENGIYUMVA Emmanuel, le diacre KANYAMANZA Charles et 2 religieuses, tous tués à Nyakariba.
3. Sœur VUNABANDI Colette, Préfet des Etudes du Lycée Virunga de Jomba. Elle a été assassinée par les Tutsi avec ses 3 consœurs du convoi des Sœurs Saint Vincent de Paul à Jomba.

C. COMMERCANTS, INTELLECTUELS ET AUTRES

a) Territoire de RUTSHURU/BWISHA

a.1. Groupement de JOMBA

a.1.1. BUNAGANA

1. ZIRIMWABAGABO Herman, Commerçant.
2. ZIRIMWABAGABO Nari, Commerçant.
3. KABAHIZI (Vieux de Bunagana).
4. NYABUCHEKWE (femme de Kabahizi).
5. GATOTO (fille Kabahizi) et son enfant.
6. KAYONDE (Vieux de Bunagana), son épouse et ses 3 enfants
7. GAKURU et son épouse.
8. MATONYERA Dismas (Vieux), ses 2 fils et leurs femmes.
9. SEBAGARAMBYI Ezéchiel (Préfet des études à l'Institut de Bunagana), sa femme et 3 enfants.
10. SEBAGARAMBYI Pancrace (Vieux) et son épouse.
11. NYIRAMASHASHI, femme RWAMBIBI Raphaël.
12. RWAMBIBI Gertrude (Village Karere)
13. RWAMBIBI Verdiane (Village Kagenda I).
14. SEMAHORE Philippe (Village Kagenda II).
15. SEMAHANGA Joseph et son épouse (Village Kagenda I).
16. RWICHAMIRIMO et son épouse (Village Kagenda I).
17. BAZAMANZA Pie et son épouse.
18. SEBARIMBA Jean (Village Kagenda II).
19. SEBARIMBA Père (Vieux du Village Kagenda II).
20. NDIZIHIWE et ses deux femmes et son fils.
21. Deux enfants BUNURI Joseph (douanier à Bunagana).
22. MABERE, petit-frère de BUNURI Joseph.
23. Madame MUZEHE et sa maman (vielle).
24. Deux enfants famille SEBUTIMBIRI.
25. NYAGASHENDE Paulin, douanier à Bunagana.
26. MBURARA Jean Népomscène
27. SEMBUBA Charles.
28. NTANCUNGU Emmanuel.

a.1.2. KABINDI
1. Famille BURO (exterminée) : père, mère et enfants.
2. SHAMBA.
3. Le fils de l'enseignant MUDULIRA : assassiné à Rutshuru le 5 Octobre 1996, fonctionnaire de Care Australia.
4. SERUSHAGO Constatin.
5. NZIYUNVIRA Pierre.

a.1.3. TSHENGERERO ET KINYAMAHURA
1. KARUHIJE Baudouin, Préfet des Etudes à Tshengerero.
2. KARUHIJE Ferdinand, Tailleur.
3. SERUHUNGO (et son frère), Commerçant.
4. MUGASA Père, Commerçant.
5. MUGASA Raphaël, Commerçant.
6. MUHOZI Stany (et son épouse Mme KAMONDO), Grand commerçant du Nord-Kivu.
7. RURIHO Augustin, Journaliste-caméraman à la RTNC - Nord-Kivu.
8. BUSISI IYAMULAMYE, Commerçant à Jomba.
9. BASAZA, Conseiller d'Enseignement catholique à Jomba.
10. BAMPATA, Chauffeur Léproserie de Tshengerero
11. MIKEKEMO, Professeur à Jomba.
13. MIKEKEMO Xavier, ancien de l'UNUKIN.
14. MBURARA Célestin.
15. RUKIRA Jules.
16. NTAHORUGIYE Désiré (Enseignant).
17. SEBURIKOKO, Infirmier à la Léproserie de Tshengerero.
18. Ephrem, petit-frère SEBURIKOKO, Diplômé ISTM-Bukavu
19. Pensionnaires de la Léproserie de Tshengerero (lépreux) et occupation de leurs maisons par les Tutsi.
20. MAHANO, infirmier à la Léproserie de Tshengerero.
21. Mme NDINDAYINO NYIRABARI (Vieille) et son petit-fils Franck, mère de Sœur Immaculée NDINDAYINO (Congrégation des Sœurs de Saint Vincent de Paul).
22. KANYAMANZA, Enseignant.

a.2. Groupement de Busanza
1. MIHATANO Germain, Grand Boucher de Rugarama.
2. NGERAGEZE Gustave, Agent du SNIP.
3. BANDUSHA Jean-Pierre, Agent du SNIP.
4. MBURANUMWE, Conservateur-Assistant du PNIV-Rwindi.
5. BANGANYI BUHINYORI et sa fille Mamie.
6. MPAGAZIHE Ananie, agent du HCR
7. BONANE
8. KIVUVU
9. MUZIGE
10. KAMOTE et sa fille ainée.

a.3. Groupement de Bukoma

a.3.1. RUDAHIRA, RUKORO, BURAYI
1. Famille MUNYANTWARI (1 homme, sa femme et les enfants).
2. HAMADA, vieux chauffeur du Mwami NDEZE.
3. MITAKAMBO Dieudonné (ancien chauffeur du Mwami Ndeze).
4. Famille KATOTO MASUMBE (épouse et enfants massacrés a Bunagana dans leur tentative d'exil vers l'Uganda.

a.3.2. RUTSHURU-CENTRE ET ENVIRONS
1. NTIGATERURA, Enseignant.
2. Madame KAHASHI et sa petite-fille (élève au Lycée MAPEMA)
3. SIBO sa femme Béa MUHUTU
4. Madame Joseph (et ses 6 enfants), Lavandier Paroisse Rutshuru.
5. Cinq enfants de Mr. TSHONGERA, Commerçant à Rutshuru.
6. Le fils MAZIRANE Cyprien.
7. Mr RINGO et son fils KABASELE, Commerçant à Rutshuru
8. HATEGEKA, menuisier à Rutshuru
9. SEMIRYANGO Nancy et sa belle-sœur Evelyne (enceinte)
10. NDIRAMIYE, maçon.
11

(La suite viendra bientot). Envoyez vos commentaires pour edition et complement.
Toute publication doit mentionner l'auteur officiel Sejema asbl.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

JE SUIS LA PETITE FILLE DE BAHAME BIGARUKA.JE VOUDRAI PARLER DE MON GRAND Père et de son villa.CONTACTER MOI AMANIKABEYA@HOTMAIL.COM

Anonyme a dit…

Bonjour,

Merci pour ces précieux témoignages et permettez-moi de les référencer sur mon blog aussi dont vous aurez le lien.

En revanche, je ne suis pas d'accord avec vous, lorsque vous abusez du langage en parlant de "tribus bantoues". C'est une absurdités qui a maintenant pris racine dans la mentalité dans africains de la région. Il n'existe pas de tribus bantoues, comme il n'existe pas de peuple bantou. Aucune entité humaine dans la région ne s'est jamais qualifié de "bantoue". "Bantu" et non "bantou", vous le savez est un terme générique signifiant "être humain" un point un trait. Et à ce titre, tous les êtres humains, noirs, blancs, hutu, tutsi, et toutes les tribus de la terre, sont des "bantu". "êtres humains".

Anonyme a dit…

je suis le neveu du Grand chef coutumier KAHEMBE KA BUTSITSI et je voudrais apporter une rectification des faits liés à sa mort:-Primo:Mon oncle n'a jamais été assassiné par des soi-disant génocidaires tutsis...c'est beaucoup plus complèxe que ça.....2°Plus loin vous écrivez que le Mwami KAHEMBE KA BUTSITSI a été préféré par le lobby tutsi au détriment de son demi-frère BIGARUKA;Alors,selon vous,quel intérêt aurait ce même lobby à commanditer son meurtre.....(Que d'écrire ou de dire des sottises,il est de fois préférable de ne rien dire ni écrire...et surtout quand le sujet dépasse notre compétence,savoir se taire devient indispensable.) by KIJANABORA de GOMA

nduwayezu valentin a dit…

NOUS SOMMES DE CES VICTIMES OUBLIES. MA FAMILLE (PAPA OSCAR RENZAHO, MAMAN ISABELLE, MON FRERE HASINGIZWEMUNGU, MON NEVEU YVES...) ONT ETE TUES LE 11 MARS 1997 A 6HOO DU MATIN PAR LES TROUPES DE LA COALITION AFDL COMMIS DANS LE DIT GROUPEMENT. MA SOEUR ESPE CRUE POUR MORTE A EU SON BRAS DROIT FRACASSE. ELLE A ETE RETIREE DU MILIEU D'UNE CENTAINE DES CADAVRES ENTASSES SUR LE PONT MUSHABABWE APRES LE SALE BESOGNE.