dimanche 22 mars 2009

Johnnie Carson nommé secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires africaines

 

RFI, Article publié le 22/03/2009 Dernière mise à jour le 22/03/2009 à 06:21 TU

Le président américain Barack Obama a désigné vendredi l'ambassadeur Johnnie Carson secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires africaines. Johnnie Carson est non seulement un spécialiste de l'Afrique mais aussi un vétéran du département d'Etat où il était en poste durant 37 années.


Johnnie Carson est également connu pour son engagement dans la lutte contre le sida.(Photo : AFP)

Johnnie Carson est également connu pour son engagement dans la lutte contre le sida.
(Photo : AFP)

Pour s’occuper des Affaires africaines, le président Obama a choisi un expert. Johnnie Carson, qui est afro-américain, a toujours eu une passion pour le continent. Il a commencé par être volontaire du Corps de la paix en Tanzanie avant d’entrer au département d’Etat. Sa carrière de diplomate l’amènera à servir dans six pays africains, dont trois en qualité d’ambassadeur : Kenya, Zimbabwe et Ouganda.

Le peu que l’on sait jusqu’à présent de la politique africaine que Johnnie Carson va mener au nom de la nouvelle administration a été exposé le mois dernier par Phil Carter, qui assurait l’intérim. Il a souligné la volonté de Washington de travailler en partenariat avec les Africains. « Avant les Etats-Unis travaillaient pour l’Afrique, nous voulons maintenant travailler avec », a-t-il dit.

Les quatre priorités sur lesquelles les Etats-Unis veulent se concentrer sont la sécurité - en fournissant aux pays africains la formation, l’équipement, la logistique nécessaires à leur stabilité, comme en République démocratique du Congo, au Libéria ou au Sud-Soudan -, la promotion de la démocratie, l’aide économique, qui ne diminuera pas en dépit de la crise (elle devrait être doublée d’ici à 2012, passant de 5 à 10 milliards de dollars), et enfin la continuation du programme de lutte contre le sida qui est considéré comme l’un des succès de George Bush.

Pour plus de details, cliquer ici...

samedi 14 mars 2009

Document - République démocratique du Congo. Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda doivent comparaître devant la justice

AMNESTY INTERNATIONAL

Déclaration publique

Index AI : AFR 62/001/2009 (Public)

ÉFAI

28 janvier 2009

République démocratique du Congo. Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda doivent comparaître devant la justice

Des poursuites en justice pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en République démocratique du Congo (RDC)doivent être rapidement engagées après l'arrestation de Laurent Nkunda, a déclaré Amnesty International ce mercredi 28 janvier. Laurent Nkunda doit bénéficier d'un procès équitable excluant le recours à la peine de mort. Si aucun État n'engage de poursuites à son encontre, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a compétence pour le faire. Depuis 2004, le procureur de la CPI enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité en RDC, notamment dans la région de l'Ituri ; il a déjà demandé et obtenu plusieurs mandats d'arrêts.

Laurent Nkunda, ancien dirigeant d'un groupe armé, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), a été arrêté le 22 janvier ; il est détenu depuis dans un lieu gardé secret au Rwanda. Le gouvernement rwandais doit immédiatement apporter des éclaircissements et dire sur la base de quelles accusations et dans quelles conditions il détient Laurent Nkunda, annoncer quelles mesures il a l'intention de prendre pour s'assurer qu'il sera poursuivi et jugé lors d'un procès équitable prévoyant la protection effective des témoins et pour garantir que ses droits seront pleinement respectés.

Les membres du CNDP et des précédents groupes armés dirigés par Laurent Nkunda ont été accusés de crimes de guerre et autres graves atteintes aux droits humains par les Nations unies, ainsi que par des organisations nationales et internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International. Parmi ces allégations, on peut citer l'enrôlement et la conscription d'enfants soldats, les homicides illégaux et le viol systématique des femmes et des jeunes filles. Laurent Nkunda fait l'objet d'un mandat d'arrêt international décerné par les autorités de RDC en septembre 2005 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité et insurrection. En dépit de ces multiples accusations, Laurent Nkunda a pu pendant de nombreuses années circuler librement entre sa base située dans l'est de la RDC, le Rwanda et l'Ouganda.

Bien qu'il soit possible que Laurent Nkunda soit extradé du Rwanda vers la RDC, il est peu probable qu'il bénéficie d'un procès équitable en RDC. La justice de RDC se caractérise par le manque d'indépendance de l'appareil judiciaire, notamment des tribunaux militaires devant lesquels Laurent Nkunda comparaîtrait ; actes de torture et mauvais traitements y sont courants en détention, les conditions d'emprisonnement sont inhumaines et la détention prolongée sans jugement est fréquente. Témoins et avocats ne bénéficient pas d'une protection adéquate et font régulièrement l'objet de menaces et d'agressions. La RDC a maintenu la peine de mort. Le gouvernement de RDC doit remédier aux failles de son système judiciaire qui empêchent que des personnes soupçonnées de crimes de guerre ne soient effectivement poursuivies devant les tribunaux nationaux.

La chute soudaine de Laurent Nkunda contraste avec la montée en puissance de Bosco Ntaganda, le nouveau dirigeant du CNDP et ancien chef d'état-major de Laurent Nkunda, qui semble à présent jouir de la pleine confiance des gouvernements de RDC et du Rwanda. Bosco Ntaganda fait l'objet d'un mandat d'arrêt, délivré sous scellés par la Cour pénale internationale en août 2006 et rendu public le 28 avril 2008, pour le crime de guerre d'enrôlement et conscription d'enfants soldats dans la région de l'Ituri, dans l'est de la RDC, entre juillet 2002 et décembre 2003. Il aurait également été à la tête des combattants du CNDP qui ont tué de nombreux civils lors d'exécutions extrajudiciaires à Kiwanja, dans la province du Nord-Kivu, les 4 et 5 novembre 2008.

Le gouvernement de RDC a l'obligation légale d'arrêter et de remettre à la Cour pénale internationale toute personne dont le nom figure sur les mandats d'arrêt internationaux décernés par la CPI. Malgré cela, le 16 janvier, peu après avoir annoncé qu'il avait déposé Laurent Nkunda pour prendre la tête du CNDP, Bosco Ntaganda est apparu en public à Goma, aux côtés de Célestin Mbuyu Kabango, ministre de l'Intérieur de la RDC et d'officiers supérieurs de l'armée de RDC ; il a déclaré avoir mis fin à la rébellion du CNDP et avoir engagé ses forces dans l'opération militaire conjointe décidée par les gouvernements de RDC et du Rwanda contre le groupe armé des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). James Kabarebe, chef d'état-major de l'armée rwandaise, était également présent.

À de nombreuses reprises, la justice a été sacrifiée aux intérêts d'un opportunisme politique et militaire en RDC. De nombreux autres personnes soupçonnées d'avoir commis des crimes de guerre et crimes contre l'humanité occupent à présent des postes élevés dans la police et l'armée de la RDC. L'impunité persistante est l'une des principales raisons pour lesquelles des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité continuent d'être perpétrés à grande échelle en RDC. Ils ne cesseront pas tant que les gouvernements régionaux et la communauté internationale ne feront pas preuve d'un engagement sans équivoque à traduire en justice tous les auteurs présumés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

NDLR: Nkunda et Ntaganda meritent plus que la prison. Ils sont un danger permanent contre les populations du Kivu. A ce jours ils ont deja tues des millions. La justice internationale doit etre impartiale et aller au-dela des interets politico-economiques des membres du Conseil de Securite. Le probleme va au-dela de Nkunda et Ntaganda. Il faut aussi arreter Kagame; si aujourd’hui il y a un mandat d’arret contre Omar El Bashir, Kagame devrait deja etre inculpe et arrete au regard du nombre de ses victimes en Afrique Centrale.

Pour plus de details, cliquer ici...

mardi 10 mars 2009

Congo-Rwanda: le premier succès diplomatique de Barack Obama

Par Colette Braekman. Commentaires de Thom Turi-Hano.

Avec effusion, des officiers congolais prennent congé de James Kabarebe, le chef d’état major rwandais, hier encore considéré comme l’ennemi numero un. Des journalistes rwandais invités à Goma fraternisent avec leurs collègues congolais. Les deux pays vont échanger des ambassadeurs, normaliser leurs relations. Et surtout, le Rwanda garde en détention Laurent Nkunda, séquestré dans une résidence de Gisenyi, tandis que les Congolais assurent aux combattants hutus qui campent sur leur territoire depuis quinze ans que « le temps de l’hospitalité est terminé » et qu’ils sont bien résolus à les forcer au retour. Même si les opérations ne sont pas terminées, 1300 combattants et 4000 civils ont déjà été rapatriés au Rwanda et chaque jour le HCR enregistre de nouveaux candidats au retour.
Ce virage à 180 degrés, qui permet enfin d’espérer le retour de la paix dans les Grands Lacs, n’a pas fini de surprendre les Européens et il passera peut –être à l’histoire comme le premier succès diplomatique de Barack Obama.
En juillet 2008, les signes annonciateurs d’une nouvelle guerre se multiplient : les hommes de Nkunda se sont retirés du processus de paix, à Kinshasa les Tutsis dénoncent l’exclusion dont ils seraient victimes. Une délégation de la société civile congolaise décide alors de se rendre à Washington et de tirer les leçons de l’échec patent des processus en cours : la « tripartite plus », la « facilitation internationale », la conférence sur la sécurité dans la région des Grands Lacs…
Prenant la température politique des Etats Unis, où les chances de succès d’Obama augmentent, les Congolais prennent alors contact avec le staff du candidat démocrate. Bientôt rejoints par Mgr Maroy, l’archevèque de Bukavu, ils s’entretiennent longuement avec un certain Emmanuel Rahm, qui deviendra chef de campagne puis directeur de cabinet d’Obama, avec John Swain, ancien conseiller politique à l’Ambassade US de Kinshasa, chargé des affaires africaines au Département d’Etat, avec un représentant de l’USAID, sans oublier Howard Wolpe, ancien envoyé spécial de Bill Clinton pour les Grands Lacs. Les représentants de la société civile dénoncent les violences faites aux femmes, la reprise de la guerre qui semble imminente, ils soulignent le pillage des ressources et rappellent que le site de Walikale ne contient pas seulement du coltan, mais qu’on y trouve aussi de l’uranium tandis que la mine de Lueshe contient d’importants gisements de niobium, qu’on appelle aussi « pyrochrore ». Ils soulignent la menace que représenterait une « somalisation » de l’Est du Congo, qui pourrait tomber aux mains d’intérêts mafieux et relèvent que lors de plusieurs interviews, et notamment dans le documentaire de Patrick Forestier : « du sang dans nos portables », sorti en décembre 2007, Laurent Nkunda a déclaré « j’ai des Arabes avec moi »…
Surpris, les Congolais découvrent des interlocuteurs très informés. Emmanuel Rahm leur rappelle que le sénateur Obama, qui suit de près la question déjà envoyé quatre documents au Sénat américain à propos du Congo et adressé une lettre à Condolezza Rice sur la question de la guerre et des violences sexuelles dans ce pays.
Les Américains se disent très préoccupés par deux mouvements qu’ils considèrent comme terroristes, la LRA (armée de résistance du Seigneur) en Ouganda, dont les combattants sont réfugiés dans le parc de la Garamba, et les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Les Congolais les persuadent aussi du danger que représente Nkunda. A l’issue de ces entretiens, ils sont à leur tour convaincus d’un autre impératif : la nécessité de normaliser les relations avec le Rwanda. Ils décident de porter ce message à Kinshasa.
Depuis Bruxelles, Louis Michel plaide dans le même sens, et essaie depuis longtemps de relancer la conférence économique des pays des grands lacs, mais Kigali se tourne vers l’Afrique de l’Est tandis qu’à Kinshasa la méfiance prévaut.
Les réticences des Congolais sont d’autant plus vives que le 28 août, la guerre reprend. Les défaites de l’armée congolaise sont cinglantes, et le 29 octobre, Nkunda menace de s’emparer de Goma. Il en sera dissuadé par le Rwanda, non seulement parce que le président Kagame estime que le général rebelle va trop loin, mais aussi parce que les Américains interviennent. Prendre Goma signifierait d’ailleurs chasser la MONUC et marquerait l’échec cuisant de la Communauté Internationale ! Louis Michel de son côté se précipite à Kinshasa durant le week end de Toussaint, il encourage une rencontre à Nairobi le 07 novembre 2008 , entre deux hommes qui ne se sont plus parlés depuis des mois, les présidents Kagame et Kabila. En présence de plusieurs chefs d’Etat africains, les griefs sont déballés de part et d’autre.
Un processus de négociation entre les autorités congolaises et le CNDP se met alors en place sous la houlette de l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo, appuyé par l’administration Bush, et par Benjamin Mkapa, l’ancien président tanzanien soutenu par l’Union africaine. Les Congolais découvrent que parmi les conseillers de ces deux hommes figurent des personnalités qui ont été impliqués dans le processus de paix au Sud Soudan, qui mènera probablement à l’indépendance de la province. Au cours des négociations, il est question de révision des frontières et d’un changement de constitution. Les exemples du Sud Soudan, de Zanzibar, voire du Kosovo sont régulièrement cités. Le président Kabila fait savoir à ses émissaires que, s’il accepte de discuter des problèmes du Kivu, et en particulier des Tutsis, il n’est pas question de toucher à la Constitution, aux institutions de la république et encore moins aux frontières du pays.
Pendant que les rounds de négociation se poursuivent à Nairobi, encouragées par les Européens, une autre diplomatie s’active dans les coulisses. Les Américains insistent, ils rappellent que depuis deux ans au moins ils ont déclaré que les seuls à pouvoir « faire le sale boulot », c’est-à-dire inciter les FDLR à quitter le Congo, ce sont les Rwandais eux-mêmes car eux seuls en ont la motivation et les moyens.
A ce même moment, rappelons que les Angolais, pressentis pour intervenir au Kivu, se défilent tandis que les Européens tergiversent et renonceront finalement à envoyer une force intermédiaire qui permettrait d’attendre les 3000 hommes qui doivent venir en renfort pour la Monuc.
Plus que jamais, les Américains plaident en faveur d’ un rapprochement entre Kagame et Kabila, un langage que tient également Louis Michel.
Dès le lendemain de son élection, Obama appelle les deux chefs d’Etat. Son message est clair : une solution doit être trouvée, de préférence avant son investiture. Il faut mettre fin au problème des FDLR qui empoisonne la région depuis quinze ans, il faut aussi mettre la LRA hors d’état de nuire.
Reste alors à activer une diplomatie secrète entre les deux capitales ; du côté congolais, le général John Numbi, un homme de confiance du président, est à la manœuvre et se rend plusieurs fois à Kigali, à la tête de très discrètes délégations, surtout composées de Katangais, dont Katumba Mwanke.
Quant à Kagame, il envoie à Kinshasa son chef d’état major, James Kabarebe, qui s’entretient longtemps avec un Joseph Kabila qu’il connaît depuis 1996.
A la surprise de Kinshasa, James, au lieu d’aborder tout de suite la question des FDLR, explique le souci que Laurent Nkunda représente pour Kigali : il mène campagne dans les camps de réfugiés congolais au Rwanda, flirte avec la francophonie, critique les anglophones du Rwanda et attire sur Kigali les foudres de plusieurs pays (Pays Bas, Norvège, Suède) qui menacent de suspendre leur coopération tandis que les Britanniques eux-mêmes exercent de sérieuses pressions.
Une double décision est prise alors : entamer une opération conjointe pour provoquer le retour des combattants hutus, mais surtout neutraliser Laurent Nkunda. Un interlocuteur rwandais nous confirme « le sort d’un individu ne pèse pas devant les raisons de deux Etats. »
Reste à convaincre les officiers du CNDP. Le général Bosco Ntaganda est « retourné », car une vieille rivalité oppose cet homme originaire du Masisi à Laurent Nkunda qui est de Rutshuru. James Kabarebe pèse dans la balance : il convoque l’état major du CNDP, et déclare en swahili « vous allez signer, suivre Bosco. Sinon, le jour où vous me chercherez vous ne me trouverez plus… »Chacun comprend que c’est une question de vie ou de mort et l’état major bascule.
Après s’être entretenu avec James, Kabila prend une décision à hauts risques politiques : il laissera entrer l’armée rwandaise sur le sol congolais et cela avant l’investiture d’Obama. Le 19 janvier, veille de l’expiration de l’ultimatum américain, les premières unités de l’armée rwandaise passent la frontière à Kibumba et Kibati. Leur mission officielle est la traque des FDLR. Mais auparavant elles ont un autre objectif à atteindre : neutraliser les trois bataillons demeurés fidèles à Nkunda, dont l’un est composé de démobilisés du Burundi.
Lorsque les troupes rwandaises arrivent au Kivu et font leur jonction avec les hommes commandés par le général Numbi, les derniers fidèles des Nkunda comprennent qu’ils n’ont pas le choix : ils rejoignent les forces coalisées et sont immédiatement envoyés en opération.
Au même moment, l’armée congolaise, dans le Nord du pays, est engagée dans une opération similaire avec l’armée ougandaise, contre les rebelles de la LRA.

Les conséquences de ce retournement inouï de la donne sont immédiates : signature de la cessation de la guerre, récupération des territoires anciennement sous contrôle du CNDP. Entre temps, les négociations de Nairobi sont « délocalisées » à Goma, la nouvelle direction politique du CNDP ayant déclaré vouloir traiter directement « entre Congolais » avec le gouvernement, sans « interprètes » ; la Monuc et les autres instances internationales sont prises de court, n’ayant pas été « consultées » lors de la prise des décisions. Alors que durant des mois les médiateurs et autres facilitateurs internationaux ont rencontré sans broncher Laurent Nkunda et son chef d’état major Bosco Ntaganda, ils s’avisent soudain que ce dernier est visé par un mandat d’arrêt international et boycottent les réunions où assiste celui qui facilite l’intégration du CNDP dans l’armée et la fin des hostilités; la facilitation internationale se plaint d’avoir été court circuitée et Obasanjo qui se voyait sans doute en place pour plusieurs années proteste jusqu’à New York… Entretemps à Kinshasa, la classe politique se divise et une crise au sein de l’AMP prend des allures inquiétantes à cause des déclarations faites par le Président du Parlement Vital Kamerhe le jour où les troupes rwandaises sont entrées au Congo, il n’accepte pas de ne pas avoir été informé d’une opération qui, pour réussir, devait obligatoirement demeurer secrète.
Désireux d’apaiser une opinion échauffée, le Président Kabila informe les responsables des institutions, et, alors que ce n’ est pas dans ses habitudes, rencontre à Kinshasa la presse nationale et internationale, l’informant des tenants et aboutissants du processus en cours…Désireux de faire comprendre la nouvelle donne aux populations de l’Est, violemment hostiles à l’entrée de l’armée rwandaise, le président accorde, en swahilli, une longue interview, au micro de l’Abbé Jean Bosco BAHALA, président des Radios communautaires du Congo,un des acteurs-clé, avec l’Abbé Malu-Malu, du processus de paix.

Depuis lors, les troupes du CNDP sont pratiquement intégrées dans les FARDC, les autres Groupes armés ont décidé de rejoindre sans atermoiement le processus, les troupes rwandaises ont été raccompagnées à la frontière aumilieu d’une foule très chaleureuse, Kabila et Museveni se sont rencontrés à Kassindi, à la frontière entre le Congo et l’Ouganda.
Désormais, on n’attend plus que la signature à Goma de l’Accord Global entre le Gouvernement, le CNDP et le Groupes Armés, ainsi que la réouverture de la CEPGL et des Ambassades entre le Rwanda et la RDC. Pour couronner le tout, les Etats-Unis viennent de promettre au Congo une aide impressionnante, qui dépasse de loin les budgets européens…
Si le président Obama fait escale à Kinshasa lors d’une prochaine tournée africaine, on peut déjà imaginer l’accueil qui lui sera réservé…

NDLR: Le blog de Colette Braekman d’ou nous nous avons tire cette analyse est fermee aux commentaires. Notre blog est ouvert aux commentaires.

Avec Barack Obama, il y a certainement un espoir de paix en Afrique et dans les Grands Lacs en general. Seulement il est tres difficile de connaitre jusqu’ou il peut aller. Va-t-il fermer les yeux sur les crimes de Kagame et le FPR comme il le fait pour Bush, meme si on ne peut pas mettre sur le meme pieds d’egalites Bush et Kagame? Ou va-t-il suivre la logique utilisee pour inculper Omar el Beshir? Une chose est vraie, a Kigali on doit hair la nouvelle administration americaine.

Pour plus de details, cliquer ici...

La journée de lundi décrétée chômée et payée

La journée de lundi décrétée chômée et payée© APANEWS

La journée de lundi a été décrétée chômée et payée sur toute l’étendue de la RD Congo pour permettre au peuple de fêter le sacre de l’équipe nationale de football, les « Léopards », vainqueur, dimanche à Abidjan, de la 1ère édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football en battant en finale les « Black Stars » du Ghana sur le score de deux buts à zéro.

Un communiqué du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale, lu lundi matin sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC, public), indique que cette décision a été prise par le gouvernement congolais pour honorer les fauves congolais qui viennent de remporter un titre continental de football après une longue de période de déclin de la discipline.

Le dernier titre continental de la RDC, alors République du Zaïre, remonte à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football remporté en 1974 en Egypte.

Lors de cette compétition, l’ancien attaquant congolais, Ndaye Mulamba, a établi le record de buts inscrit lors d’une phase finale de CAN en réussissant 9 réalisations.

Dimanche soir, les principales artères de la ville de Lubumbashi, capitale de la province du Katanga et fief de l’équipe de TP Mazembe, qui constitue l’ossature de la sélection nationale avec onze joueurs, avaient été prises d’assaut par une foule de mordus de football, chantant et scandant des slogans à la gloire des « Léopards ».

Branches d’arbre en main, en lieu et place de fleurs, ils ont sillonné les grandes avenues de la ville de Lubumbashi avant de se retrouver à la grande place de la Poste, où un concert de klaxon a donné un éclat particulier à la réjouissance.

Certains d’entre eux, principalement les jeunes gens, ont trouvé un réel plaisir à imiter sur la voie publique la gesticulation du gardien de but des « Léopards » Robert Kidiaba consistant à sautiller en position assise, les mains suspendues.

Les débits de boisson ont reçu les disciples de Bacchus jusque tard dans la soirée.

Une belle occasion pour les exploitants de débits de boisson de réaliser de bonnes recettes, en faisant vider leurs congélateurs.

Au cours de cette série de manifestations de joie, une jeune homme d’une vingtaine d’années, dont l’identité n’a pas été révélée, a été percuté par une voiture roulant à vive allure dans la commune de Lubumbashi, non loin du bâtiment abritant la RTNC.

Le retour au pays des « Léopards » est prévue mardi par la ville de Goma, capitale de la province du Nord Kivu, où ils seront reçus par le Président de la République actuellement en séjour de travail à l’Est de la RD Congo.

Pour plus de details, cliquer ici...

lundi 20 octobre 2008

GomaFocus

GomaFocus


The UN has some 17,000 peacekeepers in DR Congo - the largest such force in the world and has sent an extra 200 troops to the region after the latest fighting.

Pour plus de details, cliquer ici...

mardi 5 août 2008

Agitation et contradictions à Kigali. Pour échapper à la justice, Paul Kagame s'octroie une immunité à vie


Il y a des signes qui ne trompent pas. Le dictateur rwandais, Paul kagame, comprend que désormais il n'échappera pas à la justice. Cela peut arriver alors qu'il est encore en fonction de president ou apres. S'il a la chance d'avoir encore le soutien anglo-saxon contrairement à son homologue soudanais El Bechir, il sait que ce soutien n'efface pas la vérité. Les crimes dont il est auteur, co-auteur, bref responsable ne s'effacheront pas. Les juristes nous disent qu'ils sont imprescriptibles.


Une manoeuvre pour l'impunité
Le parlement Rwandais vient d'adopter un amendement de la constitution pour accorder l'immunité à vie aux ex-presidents. Je ne sais pas exactement l'entrée en viguer de ce texte mais je pense que le premier test pour cet amendement de la constitution devrait s'appliquer sur son prédecesseur, Pasteur Bizimungu, emprisonné ou en résidence surveillée à Kigali. Mais seulement le despote rwandais se trompe au point de se mettre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Pense-t-il vraiment que cet amendement stoppera la justice internationale ou effacera les funestes pages de l'histoire de la région des grads-lacs de la dernière décennie? Il a tenté de convaincre l'Union Africaine de rejetter la competence universelle des tribunaux étrangers alors qu'il l'a utilisée a maintes reprises pour la traque de ses compatriotes Hutus, la plupart innocents. Au fait cette manoeuvre n'est pas gratuite; il semble que des mandats d'arrêts seraient deja lancés en secret contre les membres de son escadron qui ne jouissent pas d'immunité. Ce qui explique ses agitations.Les crimes commis par Kagame et ses proches ne seront pas impunis. Il est inacceptable que cequi continue d'ailleurs à se faire à l'est de la RDC fasse partie du "passé simple", c'est-à-dire soit banalisé.


Manipulation, demi-vérité et instrumentalisation du génocide
Tout le monde sait qu'au lendemain de la victoire du Front patriotique rwandais, le génocide rwandais a concerné les Tutsi et les Hutu dits modérés (encore qu'il faille savoir ce qu'on entend par modérés, comme si ceux qui font de ce triste génocide un fonds de commerce seraient moins extrêmistes). Mais, tenez la constitution du Rwanda de P. Kagame vient d'être modifiée pour dire "genocide commis sur les Tutsis." Oubliez ceux qu'on appelaient naguere Hutus modérés. Apparemment il n'y en a plus un seul aux yeux de Kigali, surtout après la déception de celui qui les representait, Mr. Paul Rusesabagina, le patron de "Hotel Rwanda" ou Hotel de Milles Collines? Son témoignage sur les exactions du FPR a directement suscité des doutes et des critiques sur le film tant acclamé à Kigali à sa sortie. Pourtant le film raconte une demi-vérité, et nous savons tous qu'il n'a pas de vérité partielle. Comme quoi les médias ont contribué à la désinformation et ont été utilisés pour mentir, maquiller la réalité. De toute façon, tant que Hollywood ne lancera pas Hotel Rwanda 2 pour étaler les crimes du FPR et corriger Hotel Rwanda 1 en y incluant notamment l'element déclencheur du génocide, Hotel Rwanda présente toujours une idée tronquée de la vérit, surtout aux yeux des Americains qui vous disent que "they finally understand what happened." Ailleurs, le déballage a commencé. C'est notamment au Canada où les écrits de Filpo Robinson mettent à mal le fameux Général Dalaire, le témoignage du Lieutenant Ruzibiza, ancien proche de P. Kagame, sur la responsabilité de ce dernier dans ce qui s'est passé au Rwanda, etc.


Si l'amendement de la constition rwandaise cite les seuls Tutsis comme victimes --ce qui rend le texte tribaliste-- il semble qu'il est interdit aux Rwandais de s'appeler Hutus ou Tutsis. Il semble qu'ils doivent s'appeler des Rwandais. Ceci pour couvrir les injustices tribales très criantes actuellement. C'est tout de même incongru d'interdire aux gens de s'identifier par leur groupe ethnique (ce qui est normal en Afrique, en tout cas) et en même temps consacrer des dispositions dans la constitution qui parlent d'une ethnie juste pour montrer qu'elle a été victime. C'est au fait une autre manière de tribaliser, d'opérer une discrimination. on arrive au résultat de l'interdit par un autre procédé et au final c'est le Hutu qui est discriminé.

Accord de non extradition et soutien américain

Le Rwanda de Kagame est parmi les rares pays ayant signé un accord de non extradition visant à éviter la traduction devant la justice internationale des militaires américains coupables des faits de guerre. Ce qui fait du pays un hôte favorable de l'AFRICOM, le Centre de Commandement militaire américain en Afrique dont la basera est au Bugesera. En contre partie, l'amérique le rassure de son soutien. Cela est encore visible, car l'on ne comprendrait pas autrement que les millions des morts au Congo soient aussi oubliés et négligés si le petit pays de milles collines n'avait pas bénéficié de la puissance arroguante américaine. Mais si je peux utiliser une expression très populaire, la societe rwandaise actuelle "is not sustainable". Vouloir ou pas elle sera sujette de mutations jusqu'a ce que l'équilibre socio-politique revienne. Dans l'entre-temps, nous continuerons à assister à des agitations constantes de kagame et sa clique très anxieux de subir le sort Bemba. Comme ce dernier, il sera lâché et livré par ses actuels protecteurs.


Thom Turi-Hano

Pour plus de details, cliquer ici...

Barack Obama et la RD Congo: Espoirs et Inquietudes

En 1992, l’election de Bill Clinton avait suscite beaucoup d’espoir chez les Africains, particulierement les Congolais pour qui il avait promis la fin de la dictature mobutienne. Aujourd’hui, on compte des millions des morts au Congo due a la politique clintonienne d’installer des regimes nilotiques en Afrique, meme au prix du chao. Comme Bill Clinton, Obama suscite des espoirs pour les Congolais, mais aussi des doutes. Ses recentes declarations politiques ne semblent pas concorder avec ses initiatives pour la RD Congo en tant que Senateur. Mais il y a lieu de penser que s’il etait elu, il ne sera pas fossoyeur des Congolais comme Bill Clinton ou tout simplement ignorant des realites sur terrain comme George Bush.
Par Thom Turi Hano.


Barack Obama, Senateur de l'Etat de l'Illinois et candidat democrate a la presidence des Etats-Unis est, en depit de sa popularite, percu aux Etats-Unis comme quelqu'un qui manque l'experience en matiere de politique etrangere et de defense. Les sondages d'hier le montrent derriere John McCain de l'Arizona sur ce point bien precis meme si en general il reste devant son rival. Sa tournee au Moyen Orient dont le point marquant restera a coup sur son discours devant la Colonne de la Victoire a Berlin, vise a changer convaincre l'opinion americaine qu'il peut etre un "Commander in Chief" capable de maintenir le leadership americain sur l'echelon mondial.


Si la polique etrangere americaine commence par les relations transatlantiques, il importe de noter que Obama s'interesse a d'autres coins du globe dont il maitrise la connaissance comparativement a John Mccain qui jusqu'il y a quelques jours parlait de la Tchecoslovaquie et d'une frontiere entre l'Irak et le Pakistan. En tant que Congolais, je me suis interesse aux relations entre Obama et la RD Congo depuis qu'il siege au Senat americain en 2005.


Beaucoup de nos compatriotes et autres Africains se souviennent surement de l'escale manquee a Kinshasa lors de la tournee africaine d'Obama en aout 2006. Cependant peu sont ceux qui connaissent ses prises de positions politiques et socio-economiques en ce qui concerne la RD Congo tant au Senat que sur le chemin de sa campagne. Barack Obama supporte l'idee d'un Congo democratique et son escale manque a Kinshasa avait pour but de demontrer ce soutien, mais malheureusement l'Ambassade americaine a Kinshasa l'en avait dissuade suite aux raisons de securite. Son arrivee ratee a Kinshasa avait coincide avec les combats entres les troupes fideles a Jean-Pierre Bemba et celles loyalistes dans le centre ville de la capitale.


En 2006, Mr. Obama avait pris l'initiative de co-sponsoriser une loi visant la promotion de la democratie en Republique Democratique du Congo. Le "bill" qu'il a sponsorise avec ses collegues Republicains avait etait motive par le rapport de International Rescue committee, IRC, qui fut la premiere organisation internationale a parler des victimes de la guerre congolaise en terme de millions. Parlant de cette loi qui a ete signee en Decembre 2006, Obama a dit: "If Africa is to achieve its promise, resolving the problems in the Congo will be critical," said Obama. "Already, the region's overlapping ethnic identities, and abundant natural resources have made the country a magnet for fighters from a half-dozen neighboring countries. If left untended, Congo's bloodshed will continue to infect the entire region and the continent. This bill is an important step on the long road towards bringing peace and prosperity to the Congo, and I am proud to be a part of a collaborative, bipartisan effort with some of the Senate's leading voices - Brownback, Durbin, DeWine - on Africa."


Il apparait de cette declaration que Obama est conscient de l'insecurite en RD Congo et son impact sur la sous-region de l'Afrique Centrale. L'une des retombees de cette loi c'est l'augmentation de l'aide americaine de 25% et de la creation du poste d'Envoye Special pour l'est du Congo. Si l'esprit de la loi est tres positive, son application sur le terrain par l'administration Bush reste a desirer. L'intervention de l'Envoye Special americain a Goma avait suscite l'espoir et la curiosite en pesant de son poids pour avoir la signature de laccord de paix de goma et le processus Amani Leo. La situation sur le terrain aujourd'hui montre que la loi Obama n'est pas appliquee en esprit et lettre.


La plus recente intervention du Senateur Obama en faveur de la RD Congo est son interpellation de la Secretaire d'Etat americain, Madame Condoleeza Rice, sur l'action de l'Administration Bush pour prevenir la violence contre les femmes a l'est du pays. Dans sa lettre du 10 Octobre 2007, Obama a fait expose des statistiques sur la violence contre les femmes au Congo et a pose neuf questions auquelles il cherchait des reponses en ce qui concerne la polique americaine en la matiere. Je ne sais pas personnellement si Mrs. Rice avait repondu a Mr. Obama, mais au regard de la situation sur terrain, nous pouvons conclure que rien n'a ete fait.


Obama travaille aussi en partenariat avec l’ONG feminine W.O.R.T.H, The Women's Organization of Rebirth Through Healing pour combattre la violence contre les femmes et les enfants en Afrique Centrale et Oreientale, surtout en Republique Democratique du Congo. La declaration de ce partenariat qui a ete publie sur le site de la campagne presidentielle du senateur Obama pourrait aussi avoir un objectif plutot politique sur le plan domestique. En effet, il est connu que depuis qu’il a battu Hillary Clinton aux primaries democrates, Obama a des difficultes de gagner la sympathie des femmes americaines, surtout les blanches.


En depit de toutes ces actions et bonnes intentions en faveur de la RDC en general et l’est du pays en particulier, il reste des doutes sur ce que Obama peut faire pour les Congolais s’il etait elu President des USA. L’annee passee, en reponse a une question sur la presence militaire americaine en Irak pour prevenir une catastrophe humanitaire et un genocide, il declara l’Associated Press: “Well, look, if that’s the criteria by which we are making decisions on the deployment of U.S. forces, then by that argument you would have 300,000 troops in the Congo right now — where millions have been slaughtered as a consequence of ethnic strife — which we haven’t done.”


Meme si les Americains sont loins d’envoyer leurs troupes au Congo pour une mission de pacification, ce qui importe ici c’est plutot de constater que Obama pense que des millions ont ete tues a causes des “differends ethniques”. Cette declaration est tres grave car elle semble meme annuler tous ses efforts pour pacifier le Congo. Une telle vision renforce la these selon laquelles un criminel comme Laurent Nkunda defend legitimement ses frères Tutsis alors qu’il n’est que la façade du Rwanda pour perreniser l’occupation de l’est.


Il importe donc au gouvernement et au peuple Congolais de se preparer a une eventuelle election d’Obama comme President des USA et d'adapter la diplomatie en consequence. Contrairement a Bill Clinton, sa femme Hillary, et son Secretaire d’Etat Madeleine Albright, Obama semble avoir une dose de comprehension. Mais il faut toujours se rappeler que la politique etrangere americaine reste essentiellement la meme, meme après changement du President. Quelle sera la politique africaine en general et congolaise en particulier pour le premier president americain noir? Let’s wait and see.

Obama, Brownback, Durbin, and DeWine Introduce Comprehensive Legislation on the Congo, http://obama.senate.gov/press/051216-obama_brownback/, Decembre 2005.


Vous pouvez lire la letter sur le Site Officiel du Senateur Barack Obama de l’Illinois, http://obama.senate.gov/press/071011-obama_asks_rice/

Obama: Don’t stay in Iraq over genocide, in Associated Press, http://www.msnbc.msn.com/id/19862711/http://www.msnbc.msn.com/id/19862711/ , 20 Juillet 2007.

Pour plus de details, cliquer ici...

dimanche 4 novembre 2007

Nouvelle Enquete de l'ONU sur les Massacres en RDC

Selon le Guardian Unlimited, la version en ligne du journal britannique Guardian, l'ONU a deja debloque un budget pour une nouvelle enquete sur les massacres que la coalition internationale des armees Tutsi a commise en RDC. L'enquete va couvrir la periode de 1993 a 2003 et va durer trois mois.

Dans ce court documentaire realise recemment en RDC par Ruaridh Nicoll, des temoins de Shabunda temoignent sur un des multiples massacres.



Tout en se felicitant de cette decision de l'ONU, nous souheterions que les auteurs soient punis et que leurs crimes soient, a l'instar du premier genocide rwandais, qualifie de genocide aussi. Les organisations locales des droits de l'homme, toutes les ONG, les autorites tant au niveau local que national et toutes les personnes eprises de paix et de justice devraient se mobiliser pour que du rapport de cette commission resulte la condamnation sans ambage traduction en justice des coupables.

En effet il n'y aura jamais de paix durable dans les zones affectees avec une justice selective ou pas du tout de justice. Jusque la l'ONU s'est illustree par un racisme sans precedent en condamnant les crimes des uns ou meme des innocents Hutu et en laissant faire les autres (colaition tutsi) ou en ignorant leurs crimes.

Des questions que d'aucuns pourraient se poser sont entre autres relatives a la condamnation du regime actuel de Kigali que certaines puissances a l'ONU protegent certainement pour leur role dans le contre-genocide, la collaboration du regime de Kinshasa, et des nouvelles charges a l'encontre de Nkunda.

Ci-dessous l'article du Guardian Unlimited.

UN probes 10 years of Congo slaughter

Eleven years after mass killings by Rwandan troops, those responsible could be identified. Ruaridh Nicoll reports.

Sunday November 4, 2007
Guardian Unlimited

The United Nations is preparing to send a 16-strong team into the Democratic Republic of the Congo to map human rights abuses, 11 years after 200,000 refugees disappeared and following a continental war that has cost the lives of an estimated four million people.

The Office of the High Commissioner for Human Rights has been given $2.3m (£1.1m) to conduct a three-month investigation to map 'the most serious violations of human rights and international humanitarian law committed within the territory of the DRC between March 1993 and June 2003'.

The worst killing is believed to have occurred when the Rwandan army, under the surrogate Congolese rebel leader Laurent Kabila, drove Mobutu Sese Seko from power in 1997 while exacting revenge for the 1994 genocide.

'A lot of people went into the forest and were never heard from,' said Reed Brody of Human Rights Watch, who had been part of an earlier, failed attempt to determine how many died and who killed them.

The document the new UN team has put together suggests perpetrators of war crimes may be brought to justice, listing its objectives as assessing 'the existing capacities within the national justice system to deal with such human rights violations as may be uncovered'.
The greatest atrocities appear to have been in 1997. The refugees, Hutus from Rwandan and Burundi, many of them women and children, had been in the vast camps that grew up on the Rwandan border after the genocide in June 1994. These camps were riven with the perpetrators of genocide, driven from their country after they had attempted to annihilate their Tutsi neighbours.

When the killers in the camps continued to raid across the border, the Tutsi-led Rwandan Patriotic Front, which had ended the genocide in 1994, invaded.
Although many of the 1.2 million refugees returned to Rwanda, hundreds of thousands fled into the interior.

Three massacres have been widely recorded. One was outside the regional capital of Kisangani, where witnesses say thousands of Hutu refugees were killed on a railway line, their bodies cremated in a disused quarry before the ashes were dropped into the Congo river. The second was at a town called Mbandaka in the north, where up to 2,000 refugees were caught trying to cross into neighbouring Congo Brazzaville and were cut down in front of the town's population.
'A soldier brought an eight-month-old baby so we could bury him,' said a Red Cross worker. 'But we said, "We can't bury someone living". He took a stick and he hit the child on the head until he was dead.' Then, in September 2005, three mass graves were found to the north of Goma.
As we report in the accompanying film, another mass killing appears to have occurred in the town of Shabunda in South Kivu, in camps that had formed by the river and at a Bailey bridge north of the town.

'The UN was guilty of negligence amounting almost to complicity in this counter-genocide,' said Jasper Elgood, who worked for the aid agency Merlin. 'The UN proclaimed that any refugees who declined to be repatriated would be assumed to be guilty of war crimes.'
Another western aid worker, who still operates in the area, made the bitter comment: 'To this day I have a hard time stomaching the Rwandan genocide propaganda and those who hold up the current regime as a model for all of central Africa.'

An initial attempt to map the sites late in 1997 failed because of interference from Laurent Kabila's government. The UN say that the current government, run by his son Joseph, fully supports this new effort.

A spokesman for Human Rights Watch, the only organisation to compile a report so far, said: 'We support this move as a necessary step towards establishing accountability for some terrible war crimes in eastern Congo that involved hundreds of thousands of people.'

Pour plus de details, cliquer ici...

samedi 27 octobre 2007

Témoignage de Jean-Pierre Mugabe sur l'assassinat du président Habyarimana

Témoignage de Jean-Pierre Mugabe sur l'assassinat du président Habyarimana

Date: Tue, 25 Apr 2000

The International Strategic Studies Association
PO Box 20407,
Alexandria, Virginia 22320,
United States of America.

Telephone (703) 548-1070.
Facsimile (703) 684-7476.
E-mail : StratConf@aol.com
Website : www.StrategicStudies.org


DECLARATION SUR L’ATTENTAT CONTRE L’AVION DANS LEQUEL LES PRESIDENTS HABYALIMANA DU RWANDA ET NTARYAMIRA DU BURUNDI TROUVERENT LA MORT LE 06 AVRIL 1994.

DESTINATAIRES :
Tous les Rwandais, l’ONU, l’OUA, Tribunal Pénal International ;
Pays : Tanzanie, Ouganda, Burundi, Belgique, France, Hollande , RFA, Royaume-Uni, Etats-Unis d’Amérique, Canada;
Organisations de Défense des droits de l’homme ;
Presse et média

TEMOIN : MUGABE JEAN-PIERRE
Ancien Directeur du Journal LE TRIBUN DU PEUPLE ;
Ancien officier de renseignement au Bureau G2 de la Gendarmerie Nationale (APR) ;
Détective expert diplômé(Belgique);
Actuellement Consultant et Chercheur Associé de l’ISSA ( International Strategic Studies Association), à Washington D.C, USA.

LES PLANIFICATEURS DE L’ATTENTAT CONTRE L’AVION PRESIDENTIEL

GENERAL-MAJOR PAUL KAGAME
Général-Major Paul KAGAME, fils de Rutagambwa et de Siteriya, originaire de Gitisi na Nyamagana près de Ruhango (Gitarama). Il a fait ses études primaires en Ouganda, suivies de quatre ans d’études secondaires à Ntare-School à Mbarara ( Ouganda).
Il a été Major au sein de la National Resistance Army (NRA) avec les fonctions d’adjoint au Chef du service de renseignement ougandais. Il a été vice-président du Front Patriotique Rwandais (FPR) et Commandant en chef de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR). Il a été Vice-Président du Rwanda, également Ministre de la défense pour devenir récemment Président de la République.

COLONEL JAMES KABAREBE.
Il a été Secrétaire principal du Général KAGAME, son aide de camp, Commandant de l’unité du Haut commandement à Mulindi, unité qui, dans la suite, est devenue la Garde Républicaine toujours sous son commandement. Il a été le chef d’Etat-major des Forces Armées Congolaises après la prise du pouvoir par le Président KABILA. Il a ensuite commandé les forces combattant le même Président KABILA. James KABAREBE est actuellement le chef d’Etat-major adjoint de l’Armée Patriotique Rwandaise.

LIEUTENANT-COLONEL CHARLES KAYONGA.
Encore Lieutenant, il a été chef du Bureau des Opérations de l’Unité du Haut Commandement à Mulindi. De lieutenant, il est passé au grade de lieutenant-colonel et placé à la tête du Bataillon APR envoyé à Kigali( CND) après la signature des Accords d’Arusha. Il avait en plus sous son commandement plus de 3.200 militaires APR infiltrés en tenue civile dans la ville de Kigali.

LES BELLIGERANTS NEGOCIAIENT TOUT EN PREPARANT LA GUERRE.

PREPARATIFS DES FORCES ARMEES RWANDAISES (FAR)
Le gouvernement rwandais a poursuivi l’importation des armes et munitions. La preuve en est l’ampleur des commandes passées en mars 1994 pour un montant de Deux milliards et demi( 2.500.000.000FRw) de francs rwandais payés au français Dominique Lemonnier qui devait expédier les marchandises.

C’est Marc RUGENERA, alors Ministre des Finances, qui signa le contrat de vente dont le suivi devait être assuré par le lieutenant-colonel KAYUMBA Cyprien des FAR.
Au cours de ce même mois de mars 1994, des armes furent achetées en Egypte et acheminées à Kigali par un cargo britannique. Ces armes furent distribuées aux Interahamwe, milice du MRND. Ces miliciens ont continué à bénéficier de l’entraînement militaire et à recevoir armes et munitions en même temps que leurs effectifs croissaient jusqu’à atteindre le chiffre de 50.000. Toutes les préfectures reçurent des fonds destinés aux Interahamwe.
Par ailleurs, les réservistes furent également rappelés sous les drapeaux et chargés d’entraîner militairement les miliciens.

Habyalimana retarda l’application des Accords d’Arusha pour permettre à son armée et à sa milice de terminer leurs préparatifs.La Radio Télévision des Mille Collines( RTLM) fut renforcée en moyens humains et financiers la mettant ainsi à même de propager la haine ethnique et l’appel à l’unité des hutu pour exterminer les tutsi.

PREPARATIFS DE L’ARMEE PATRIOTIQUE RWANDAISE (APR)
Pendant et après la signature des Accords d’Arusha par les belligérants, l’Armée Patriotique Rwandaise(APR) mettait la dernière main aux préparatifs de la bataille finale. Après la signature, Paul KAGAME a visité toutes les unités de l’Armée les exhortant à n’accorder aucune importance à ces accords. Il leur déclarait: " Tenez-vous prêts avec vos armes à portée de main ; n’ayez pas confiance dans les Accords d’Arusha ".

Les militaires de tous rangs reçurent dès lors un entraînement intensif dans le Centre d’Entraînement de KARAMA en préfecture de Byumba. De même, les fameux cadres de base du FPR subirent un entraînement militaire dans un Centre politico-militaire situé lui aussi à KARAMA. Les dirigeants du FPR qui devaient se rendre à Kigali bénéficièrent eux aussi d'un entraînement à l'autodéfense.

Le FPR envoya à Kigali un Bataillon de 600 hommes sous le commandement du Lieutenant-colonel Charles KAYONGA; d’autres militaires en habit civil furent infiltrés dans la ville de Kigali. Toutes les fois que les camions de l’APR se rendaient à Mulindi pour charger le bois de chauffage et d’autres approvisionnements destinés aux militaires basés au CND à Kigali, des armes et munitions faisaient partie de la cargaison. Les armes lourdes étaient démontées pour être remontées une fois arrivées à Kigali. C’est le sous-lieutenant MOSES de l’Unité du Haut Commandement qui s’occupait du chargement de ces armes. Le capitaine Charles KARAMBA du DMI( Directorate of Military Intelligence), détaché au CND à Kigali, acheminait ces armes jusqu’au CND à Kigali. Ce capitaine est actuellement attaché militaire en Erythrée avec en particulier la mission d’acheter les armes dans ce pays pour l’Armée Patriotique Rwandaise.
La veille du génocide, il y avait plus de 4.000 militaires APR dans la ville de Kigali. Les militaires APR détachés à la MINUAR avaient la mission d’espionner les préparatifs des Forces Armées Rwandaises.

Les dirigeants du FPR hébergés au CND faisaient tout pour convaincre les leaders de l’opposition interne que l’important était de régler le problème que constituait Habyalimana, car c’est Habyalimana qui était le vrai problème. Certains partis, tels que le MDR et le PSD, continuèrent à se montrer réticents. Certains de leurs leaders devaient le payer de leur vie. Ce fut le cas pour Félicien GATABAZI.

Il y eut une réunion des commerçants et industriels à l’usine à thé à Mulindi entre février et mars 1994. Dans son discours de clôture de cette rencontre, le Général KAGAME évoqua les Accords d’Arusha en soutenant que seul HABYALIMANA était la cause du retard dans l’application de ces Accords.

Parlant au nom de ses collègues, un commerçant nommé KALINDA communément appelé Kalinda SWEET BREAD, déclara que l’application des Accords d’Arusha prenait du retard avec pour effet de freiner le FPR. Il ajouta que ce retard entraînait trop de dépenses et que les hommes d’affaires ne continueraient pas à faire des frais inutiles. Le général KAGAME requit alors les avis de l’assistance sur l’attitude à prendre. Kalinda répondit que le FPR devait reprendre la guerre et que les fonds nécessaires seraient disponibilisés par ces commerçants. Cette proposition fut acceptée à l’unanimité avec la bénédiction de Paul Kagame.

LA NON-EXECUTION DES ACCORDS D’ARUSHA A OUVERT LA VOIE A LA VICTOIRE DU FPR DANS UN BAIN DE SANG

Les Généraux HABYALIMANA et KAGAME savaient bien que le partage du pouvoir en vertu des Accords d’Arusha ne renforçait aucun de deux. Par ailleurs, même si les Accords Arusha avaient été appliqués, le FPR ne pouvait pas être élu face au poids des hutu du MRND, de la CDR et d’autres tendances POWER au sein de l’opposition qui allait rafler tous les suffrages. KAGAME savait bien que pour se débarrasser de HABYALIMANA et de ses extrémistes, il serait inévitable de faire de lourds dégâts.

Kagame était sans ignorer que la Garde Présidentielle et les interahamwe avaient reçu des armes et un entraînement pour massacrer les tutsi s’il cherche à prendre le pouvoir par la force.
Il savait bien que presque tous les tutsi étaient fichés avec leurs coordonnées et que des équipes d’interahamwe chargés de les massacrer avaient été postés dans leur quartiers. Radio Muhabura du FPR ne cessait de le répéter. Des exemples existent qui attestent cette situation explosive.

En voici quelques-uns :
Gatabazi Félicien fut assassiné par le FPR pour avoir refusé de cautionner le complot contre Habyalimana. Le FPR craignait qu’il ne révélât ce secret à Habyalimana qui était son associé dans un trafic d’armes vers le Burundi où le Ministre Minani les faisait parvenir au PALIPEHUTU. Le dépôt de transit de ces armes se trouvait chez le nommé Mbarushimana Antoine de Mimosa près du Collège St-André à Nyamirambo. Ce Mbarushimana sera tué par le FPR à Nyanza en préfecture de Butare après le génocide de peur qu’il ne révélât celui qui a assassiné Félicien Gatabazi. Par la suite, des militants du PSD tuèrent Martin BUCYANA, président de la CDR ; en réaction à cette mort, des interahamwe et impuzamugambi de la CDR s’attaquèrent aux tutsi qu’ils massacrèrent. Ces incidents devaient servir d’avertissement à KAGAME que s’il venait à tuer HABYALIMANA, aucun tutsi ne survivrait à cette disparition. Un autre exemple est la mort par un coup de feu de l’interahamwe KATUMBA qui donna lieu à des dizaines de mort parmi les tutsi. Kagame ne devait pas négliger cet avertissement. Mais Kagame n’avait aucun souci quant aux conséquences désastreuses d’une reprise éventuelle de la guerre. Pour lui, l’essentiel était un pouvoir sans partage, seules des miettes devant revenir à des hutu timorés et aux courtisans tutsi qui n’attendraient leur bonheur que d’une soumission aveugle à Kagame et sa clique. Kagame n’aspirait qu’à être l’homme fort du Rwanda, le sang des tutsi et des hutu modérés n’avait à ses yeux aucune importance. Il spéculait plutôt sur la disponibilité des maisons et autres propriétés qui serait rendue possible par ce nettoyage.
Il voulait exercer un pouvoir fort mais occulte derrière un homme de paille servant de paravent comme Pasteur Bizimungu. Ce dernier vient de se retirer pour laisser voir le vrai détenteur du pouvoir, à savoir Paul KAGAME.

ENTRAINEMENT DE MILITAIRES APR POUR ABATTRE L’AVION PRESIDENTIEL.

Dès la signature des Accords d’Arusha, et l’envoi du Bataillon du FPR au CND, le Général KAGAME envoya quatre militaires en Ouganda pour s’entraîner au maniement des missiles portables sol-air Sa-7 Strela (SAM) de fabrication russe. Ce type de missiles était déjà en service dans l’Armée ougandaise. Vu qu’il n’y avait aucune menace contre l’Armée Patriotique Rwandaise( RPA) qui, comme les FAR, disposait de contingents dans la Capitale Kigali et que les FAR n’avaient que quelques hélicoptères de combat, il est clair que le but de cette formation ne pouvait être que de descendre l’avion présidentiel dès que l’occasion se présenterait. Après ce stage, ces militaires revinrent à Mulindi où ils furent affectés à la Section " missiles " commandée par le lieutenant KAYUMBA Joseph, actuellement capitaine vivant au camp militaire de Kanombe. Moi qui donne ce témoignage je vivais à Mulindi et KAYUMBA Joseph et ses camarades étaient mes amis.

Vers la fin du mois de février 1994 et devant le refus manifeste de Habyalimana d’appliquer les Accords d’Arusha, le lieutenant-colonel KAYONGA, alors commandant des militaires du FPR à Kigali, envoya un ordre à Mulindi réclamant que lui soient envoyés les quatre militaires spécialistes des missiles. A la réception de cet ordre, le lieutenant KAYUMBA dépêcha immédiatement les quatre militaires conformément à l’instruction du Lt-Col KAYONGA. Après le départ des quatre militaires pour Kigali, le Colonel James KABAREBE mis le lieutenant KAYUMBA en prison pendant une semaine au motif d’avoir envoyé les quatre militaires à son insu.

C’est au mois de mars 1994 que le Haut Commandement sous la direction de KAGAME a invité les dirigeants du FPR se trouvant à Kigali à regagner Mulindi. Ils revinrent tous un à un.
Deux semaines avant l’attentat contre l’avion de HABAYARIMANA, KAGAME dépêcha le Colonel James KABAREBE avec la mission d’acheminer les missiles au CND où se trouvaient les militaires du FPR. A la même occasion, KAGAME envoya les instructions relatives au tir sur l’avion de Habyalimana. Il donna également ses ordres sur la conduite et le déroulement des combats dès la reprise de la guerre. Le Colonel James KABAREBE est resté au CND pendant plus ou moins une semaine avant de retourner à Mulindi.

Certains dirigeants du FPR anciennement appartenant à l’armée de Habyalimana ont donné des conseils sur l’emplacement des missiles à MASAKA de KANOMBE, lieu où les avions amorcent leur approche pour atterrir à KANOMBE. Ces personnalités sont les Colonels KANYARENGWE Alexis et LIZINDE Théoneste. Ce dernier fit défection dans la suite, ce qui entraîna son assassinat en 1996 par les commandos du FPR opérant à Nairobi au Kenya afin de toujours protéger le secret de l’opération des missiles.

Deux semaines avant le crash de l’avion de Habyalimana, 12 armes de gros calibre en provenance d’Ouganda ont été débarquées à Mulindi. Par ailleurs, fréquentes étaient les réunions du Haut Commandement pour affiner le dispositif de la guerre finale pour prendre Kigali. Participaient à ces réunions : les Colonels Ndungute, Sam Kaka, Kayumba Nyamwasa, Twahirwa Dodo, Gashumba, Muhire, Ngoga, Bagire, Biseruka, Musitu, Karemera ainsi que les lieutenants-colonels James Kabarebe, Ibingira, Rwahama, Nyamurangwa, Karangwa, Kadhafi, Kareba, Gahutu…

LE CRASH DE L’AVION ET LE DEBUT DU GENOCIDE PREPARE D’AVANCE PAR LE HUTU POWER ET COMMENT LES PLANS DE KAGAME EN FURENT LE CATALYSEUR.
Une fois prêt le plan d’élimination de Habyalimana, il fallait trouver un motif obligeant Habyalimana à prendre l’avion pour une destination bien connue pour que les tireurs des missiles sachent l’heure de retour et soient prêts à abattre l’avion. Pour ce faire, les dirigeants du FPR ont fait un lobbying auprès des pays amis qui convainquirent le Président MWINYI de Tanzanie qu’il fallait organiser un Sommet régional pour débattre des problèmes du Burundi ainsi que des voies et moyens de mettre en application les Accords d’Arusha Le FPR demanda que les Chefs militaires soient également invités.

Ce sommet était un piège tendu pour emporter Habyalimana permettant ainsi à Kagame de prendre le pouvoir. Les extrémistes sanguinaires hutu n’attendaient qu’une occasion favorable pour exterminer les tutsi qu’ils avaient déjà recensés. KAGAME en était conscient.
Le FPR proposa que les responsables militaires rwandais et burundais soient invités au Sommet. Kagame voulait que le Général-Major NSABIMANA meure avec HABYALIMANA, décapitant ainsi les FAR déjà minées par les dissensions internes Kiga-Nduga.
Avant la convocation du sommet régional par le Président MWINYI, le Président du FPR, Alexis KANYARENGWE rentrait d’une visite en Tanzanie. A son retour, il nous trouva à RUBAYA de BYUMBA où nous étions en réunion. Il nous rapporta ce proverbe qu’il avait appris de la bouche du Président MWINYI : " Au lieu de se battre avec un chat en le lapidant de l’extérieur de sa maison, il vaut mieux y entrer et le tuer à l’intérieur ". C’est cette recommandation de MWINYI qui fut appliquée le 06 avril 1994.

Avant de se rendre au Sommet de Dar-es-salam, Habyalimana avait été voir le Président MOBUTU du Zaïre pour lui demander de participer au Sommet et de le soutenir face aux Chefs d’Etat favorables au FPR. Il lui demanda également de lui prêter des experts du renseignement pour l’aider à analyser les informations en provenance de l’Ouganda et faisant état des intentions criminelles du FPR sur sa personne.

Les informations ci-dessus ont été fournies par Monsieur NGBANDA Honoré ATUMBA, ancien Conseiller du Président MOBUTU pour les affaires de sécurité. Il était présent lors de l’entretien entre les deux Présidents. Et c’est lui qui devait aller aider les services de Habyalimana dans l’analyse des informations portant sur la menace de mort contre lui.
La veille du Sommet, les conseillers de Mobutu lui déconseillèrent, pour des raisons de sécurité, de s’y rendre.

Avant la date du 06 avril 1994, les militaires du FPR, tant au CND que ceux qui avaient été infiltrés en ville, avaient terminé leurs préparatifs pour la reprise de la guerre. Les autres unités étaient, elles aussi, prêtes pour passer à l’attaque. Le Colonel LIZINDE Théoneste, député du FPR, était spécialiste du renseignement. Il était parmi les dirigeants du FPR séjournant au CND et collaborait à la recherche du renseignement sur le dispositif de l’armée de Habyalimana. Il est parmi ceux qui ont recommandé le site de MASAKA d’où devaient partir les missiles qui ont abattu l’avion présidentiel.

LIZINDE était de notoriété publique un ami à moi. Après le génocide, il m’a souvent exprimé sa peur d’être tué à cause de ce qu’il savait sur l’attentat contre l’avion de Habyalimana. Il m’a confié que s’il venait à être tué, ce serait à cause de ce secret qu’il détenait sur l’assassinat de Habyalimana par KAGAME. LIZINDE était par ailleurs un conseiller secret de KAGAME. C’est KAGAME qui l’avait promu au grade de Colonel; c’est lui qui l’avait nommé député du FPR.
LIZINDE a fini par s’exiler. Ceux qui se sont intéressés aux péripéties de sa fuite savent que deux officiers ont dû s’en expliquer. Ce sont notamment le Lt-Colonel RWAHAMA du DMI qui avait reçu la consigne de surveiller LIZINDE pour l’empêcher de prendre le large, et le Lt-Colonel James KABAREBE, commandant de la Garde Républicaine. Tous deux ont été réprimandés pour leur manque de vigilance qui a permis à LIZINDE de s’en aller. C’est une des raisons qui ont été à la base de l’éloignement de RWAHAMA du DMI.

Après le départ de LIZINDE, le service de renseignement m’a envoyé des amis à moi pour savoir si j’avais été au courant de son projet de fuite. C’est le Colonel LIZINDE qui m’a appris que les quatre militaires des missiles avaient quitté Mulindi pour Kigali (CND) en prévision de l’attentat contre l’avion présidentiel. Ils y avaient été accueillis par le Major Rose KABUYE qui était leur responsable. LIZINDE m’a également appris que c’est le Colonel KABAREBE qui avait donné les dernières instructions pour abattre l’avion de HABYALIMANA.

Avant la date du 06 avril 1994, certains des dirigeants du FPR ont retiré leurs familles de la ville de Kigali. Deux semaines avant cette date, le Colonel James KABAREBE a été envoyé par KAGAME au CND à Kigali pour y convoyer les missiles destinés à détruire l’avion de HABYALIMANA. KABAREBE était également chargé de communiquer les dernières instructions en rapport avec la guerre en perspective. Il a passé à peu près une semaine au CND avant de regagner Mulindi.

Le matin du 06 avril 1994, LIZINDE, étant au courant du jour, de la date et de l’heure de l’attentat contre l’appareil présidentiel, a prévenu certains de ses amis pour qu’ils quittent Kigali avant la nuit. Il leur disait que ce n’est pas pour la paix que le Colonel KABAREBE était venu passer des jours au CND. LIZINDE lui-même s’était rendu dans sa famille à Kigali pour déplacer sa femme et ses enfants. Ne les y ayant pas trouvés, il sen retourna au CND d’où il regagna Mulindi sans plus tarder.

L’avion qui transportait les Présidents Habyalimana et Ntaryamira, le Général Major Nsabimana, chef d’Etat-major de l’armée rwandaise, l’ambassadeur Renzaho, le Docteur Akingeneye et d’autres fut abattu vers 08h25 locales. Nous étions dans la salle de télévision à Mulindi entrain de regarder la Coupe du Monde de Football. Certaines des autorités du FPR étaient également présentes. Ce sont notamment le Général Major Paul KAGAME, les Colonels NDINGUTE, BISERUKA, TWAHIRWA DODO et d’autres.

Dès après la chute de l’avion, le Colonel James KABAREBE entra immédiatement dans la salle et après un court conciliabule avec KAGAME, ils sortirent ensemble. Quelques instants après, le Colonel KABAREBE vint appeler le colonel NDUNGUTE et tous les autres officiers. L’Unité du Haut Commandement prit immédiatement les dispositions pour le combat et attaqua la nuit même. Cette Unité agissait sous le Commandement direct de KAGAME et KABAREBE. Toutes les autres unités du FPR passèrent à l’attaque sans autre préavis.

CONCLUSION

La décision de KAGAME de descendre l’avion de Habyalimana a été le détonateur d’un drame sans précédent de mémoire de rwandais et KAGAME l’a prise en âme et conscience. La soif du pouvoir a été la cause de l’extermination de nos familles. La prise du pouvoir par KAGAME a coûté la vie à un million de tutsi et provoqué l’exode de deux millions de hutu menés par des leaders sanguinaires.

Les naïfs ont loué KAGAME comme un sauveur ; mais le temps a déjà montré que c’est lui qui est l’origine de nos malheurs. Mais il avait déjà mis sous protection les quelques familles qui lui versaient des sommes plantureuses, tandis que nos parents du petit peuple ont été donnés en pâture aux interahamwe.

Comment KAGAME expliquerait-il au peuple rwandais pourquoi il a envoyé Claude DUSAIDI et Charles MULIGANDE à New York et à Washington pour empêcher une intervention militaire, quelle qu’elle soit, qui serait envoyée pour sauver du génocide le peuple rwandais ? Le prétexte de cette opposition était que le FPR se suffisait pour arrêter le génocide qui, pourtant, continua à faire ses ravages pendant plus de trois mois.

Comment KAGAME expliquerait-il qu’il a donné à la MINUAR l’ordre d’évacuer le Rwanda au moment où l’ONU examinait la possibilité d’accroître ses effectifs militaires sur place pour mettre fin au génocide ? J’ai décidé ainsi de révéler la vérité des faits pour que chacun réponde de ses actes. Ce sont ces vérités restées cachées jusqu’à ce jour qui ont poussé KAGAME à mettre ses tueurs à mes trousses en Amérique pour que jamais rien ne se sache.

Je demande au Tribunal International de poursuivre KAGAME et sa clique. Moi, l’auteur du présent témoignage, je suis prêt à prouver sa culpabilité et à fournir d’autres preuves que je ne veux pas rendre publiques de peur de nuire au processus d’enquête.

IMPORTANT : Les génocidaires hutu qui ont tué des tutsi sans défense et autres révisionnistes et groupes extrémistes ne devraient pas se servir du présent témoignage pour nier l'existence du génocide contre les tutsi et prétendre que le crime de KAGAME sur HABYALIMANA donnait le droit de massacrer les tutsi sans aucun lien avec KAGAME. Les responsables du génocide de 1994 doivent être poursuivis conformément au droit international et national.
Je demande à tous les Rwandais d'isoler KAGAME, et à la Justice Internationale de faire son devoir dans ce dossier. KAGAME doit par ailleurs être poursuivi pour l'assassinat de KABERA Assiel qui était Conseiller du Président BIZIMUNGU, de Seth SENDASHONGA, ancien Ministre de l'Intérieur, du Colonel LIZINDE Théoneste, de Félicien GATABAZI, d'autres figures de proue du FPR et d'autres.

La Communauté Internationale n'a pas su que KAGAME n'a pas la capacité de rassembler le peuple rwandais. Le monde entier l'a accueilli et soutenu. Désormais, il faut savoir, une fois pour toutes, qu'aucun criminel, qui qu'il soit, ne sera jamais capable d'unir le peuple rwandais.

Jean-Pierre MUGABE
Fait de ma propre main à Washington D.C, ce 21 avril 2000

Pour plus de details, cliquer ici...

vendredi 26 octobre 2007

Guilaume Murere: Kagame Cerveau du Genocide des Tutsis de l'Interieur

Guillaume Murere Ph. D.
Gatineau, Québec, Canada
Octobre, 2007

Kagame Cerveau du Genocide des Tutsis de l'Interieur


La sortie du film ‘J’ai serré la main du diable’ mettant en scène la version du Sénateur Roméo Dallaire sur le génocide rwandais a ravivé les débats sur ce sujet. C’est tout à fait normal puisque, 13 ans après les événements, ce crime horrible n’ est toujours pas résolu : la communauté internationale peine toujours à trouver les planificateurs de ce génocide. Au départ, les médias ont imposé la version que le génocide rwandais a été planifié et exécuté par des hutus. Mais, contre toute attente, après des dépenses de plus d’un milliard de dollars et le concours des services de renseignements des grands pays de ce monde : États-Unis, Angleterre, Canada, Belgique, Israël …, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), n’a pas trouvé de preuves de planification de ce génocide, partialement dit ‘des tutsis’, par des hutus. (L’ethnie évoquée ici est celle à laquelle l’ individu est réputé appartenir. Elle peut être différente de l’ethnie à laquelle l’individu s’identifie et de l’ethnie dans laquelle l’ individu est classé par le détenteur du pouvoir). Ce résultat était dès le départ tout à fait prévisible. En effet, le renseignement est la grande force de M. Kagame dont les agents avaient infiltré toutes les sphères de la société rwandaise. Si donc des preuves de planification du génocide rwandais par des hutus existaient, Kagame les auraient depuis longtemps mises à la disposition du TPIR et aurait ainsi planté le dernier clou dans le cercueil de ses adversaires. Et pourtant, malgré ce vide, tous les experts sont formels : les tueries aux Rwanda en 1994 étaient si systématiques qu’elles doivent avoir été planifiées. Qui en est alors le planificateur? Qui en est le cerveau? Puisque les recherches du côté hutu n’ont donné aucun résultat, ne serait-il pas logique de chercher dans l’autre camp, le Front Patriotique Rwandais (FPR)? Voici quelques observations:

1. Kagame a attisé la haine contre ceux réputés tutsis par des massacres de masses et systématiques contre la population majoritairement hutue. En 2001, dans une lettre ouverte à Kagame, Alphonse Furuma, ancien cadre du FPR, a confirmé caractère délibéré de ces massacres en ces termes « Depuis le début des négociations des Accords de Paix d’Arusha, jusque fin 1996, vous (Kagame, ndlr) avez institué une politique délibérée d’extermination, par tous les moyens, de la population hutue des régions de l’Umutara, Kibungo et Bugesera ». Les crimes de l’armée de Kagame sont documentés de façon très détaillée par le Lieutenant Abdul Ruzibiza, ancien membre des escadrons de la mort de Kagame. (Voir son livre «Rwanda :histoire secrète», Éditions du Panama 2005). Comme cela arriverait dans toute société dans des circonstances similaires, ces massacres de masses et systématiques par les hommes de Kagame, réputés tutsis, contre la population majoritairement hutue, ont attisé la haine contre ceux réputés tutsis et affaibli les forces modérées, lesquelles étaient dominantes au début la guerre(Octobre 1990-Février 1993). Le fait de gens réputés tutsis commettant des massacres systématiques contre d’autres groupes de populations, n’est-ce pas la pire propagande haineuse contre ceux réputés tutsis? Kagame, a pris de gros moyens pour détruire la paix sociale patiemment réalisée sous le régime de Habyarimana pendant 17 ans au cours desquels il n’y a pas eu de conflit à caractère ethnique.

2. Kagame a détruit la coalition entre les partis d’opposition de l’intérieur avec le FPR, laquelle coalition empêchait que la guerre ne dégénère en conflit ethnique. En 1992, les partis d’opposition intérieure : le MDR (majoritairement hutu), le PL (majoritairement tutsi) et PSD avaient formé une coalition avec le FPR (majoritairement tutsi). Avec cette coalition en place, le conflit était formellement une lutte non-ethnique pour le partage du pouvoir. Des négociations déjà engagées à Arusha en Tanzanie suscitaient beaucoup d’espoir de paix. Mais, pour Kagame que la réussite des négociations aurait empêché d’accéder au pouvoir sans partage, tous les prétextes étaient bons pour détruire cette coalition et ainsi faire échouer les négociations de paix. En date du 08 février 1993, prétextant que le massacre de Bagogwe, groupe réputé tutsi, avait été commis par les forces gouvernementales, Kagame ordonna une attaque massive dans la préfecture de Ruhengeri. Le bilan fut très lourd: plus 40,000 civils hutus furent massacrés par l’armée de Kagame. En conséquence, la pression sur les partis d’opposition intérieure devint intenable : Il n’était plus défendable de faire coalition avec un parti qui massacrait des civils innocents, massivement et au grand jour. La coalition des partis intérieurs avec le FPR éclata. De plus, chacun de ces partis éclata en deux factions, l’une dénommée « Hutu Power », pro-hutu, pro-gouvernemental et anti-FPR, l’autre pro-tutsi, pro-FPR et anti-gouvernemental. La confrontation sur base ethnique était désormais difficile à éviter, la moindre étincelle pouvait l’allumer.

3. Dans son témoignage (http://www.inshuti.org/ruzibiza.htm), Ruzibiza nous apprend que bien avant 1994 Kagame avait instruit ses infiltrés à l’intérieur du Rwanda, notamment au sein des « Interahamwe » (la milice réputée hutue qui participa au génocide de ceux réputés tutsis de l’intérieur), de massacrer les tutsis de l’intérieur pourvu que les crimes soient imputables à la partie gouvernementale.
Voici, selon Ruzibiza, une partie de la liste de ceux que Kagame avait donné instruction d’éliminer : «Tout tutsi de l’intérieur (sacrifier les Tutsi de l’intérieur); les intellectuels tutsis réfractaires à l’idéologie du FPR, par exemple Lando qui l’a échappé plusieurs fois; Les Tutsis habitant regroupés dans des endroits retirés». Dans le même témoignage, Ruzibiza révèle que «c’était la stratégie habituelle de Kagame, pour justifier la reprise des hostilités, de démontrer que le gouvernement viole les droits de la personne en ordonnant l’assassinat de personnalités politiques de l’opposition ou de personnalités d’ethnie Tutsi.» Au passage « Lando » c’est M. Landoald Ndasingwa, intellectuel réputé tutsi et leader fondateur du Parti Libéral, qui était marié avec la canadienne Hélène Pinski. Le couple et leurs enfants Malaika et Patrick ont été massacrés très tôt le 07 avril 1994. Contrairement à la croyance populaire, le témoignage de Ruzibiza et bien d’autres faits indiquent plutôt que cette famille a été massacrée par des agents de Kagame qui voulait écarter toute opposition politique légitime après la guerre.

4. En date du 06 avril 1994, l’avion du président Juvénal Habyarimana fut abattu par missile. Comme on pouvait s’y attendre, cet acte terroriste déclencha un drame humain hors proportions : le génocide rwandais. L’enquête du juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière a conclu que ce crime terroriste a été commandité par M. Kagame. Or, suite à l’assassinat, en février 1994, de Gatabazi leader du parti PSD et Martin Bucyana, leader du parti CDR de la mouvance présidentielle, M. Habyarimana avait démontré qu’il était l’autorité ultime encore capable de maintenir l’ordre dans le pays en portant un coup d’ arrêt aux troubles sociaux consécutifs à ces assassinats. André Guichaoua, professeur à l’Université de Paris, affirme que ces assassinats ont été également commandités par Kagame.

5. En avril 1994, alors que les tutsis de l’intérieur étaient en train d’être massacrés, Kagame et ses hommes se sont opposés à l’intervention des forces internationales. M. Charles Muligande, actuel ministre des affaires étrangères, faisait partie de la délégation qui fut dépêchée aux États-Unis pour demander l’appui de Washington à cette opposition. De plus, Ruzibiza révèle dans son témoignage que, durant le génocide, M. Kagame a ordonné à ses troupes régulières de ne pas porter secours aux tutsis de l’intérieur. Dans une lettre ouverte adressée à Kagame en 1999, Pierre Mugabe, ex-membres des services de renseignement de Kagame, a dénoncé l’assassinat, par les troupes de Kagame, des jeunes tutsis qui rejoignaient le FPR en provenance du Rwanda et du Burundi. Or, ces jeunes tutsis rejoignaient le FPR dans le but de revenir défendre leurs parents.


Ces actions de Kagame paraissent tout à fait cohérentes : M. Kagame ne pouvait pas d’un côté instruire ses infiltrés au sein des Interahamwe d’activer les massacres de Tutsis de l’intérieur et de l’autre côté permettre aux jeunes tutsis du Rwanda de prendre de plus en plus de responsabilités dans son armée et enfin permettre à ses troupes régulières de se porter au secours des tutsis de l’intérieur.

6. Parmi les fondateurs des Interahamwe, M. Anastase Gasana, aujourd’hui réfugié aux Etats-Unis, a été récompensé d’un poste de ministre alors que le nommé Désiré Murenzi a été placé à la tête d’une grande société pétrolière. Autre fait troublant, Robert Kajuga, président des Interahamwe, était le frère de l’homme d’affaire rwandais Husi (emporté par le génocide rwandais) qui, d’après plusieurs sources a financé les études de Janet, l’épouse de Kagame. Autant d’indices qui montrent que la milice Interahamwe était, du début à la fin, manipulée par les services secrets de Kagame.

Les observations précédentes démontrent bien que Kagame a tout fait pour que ceux réputés tutsis de l’intérieur soient exterminés. Il y a donc lieu de conclure, pour reprendre les mots de Kagame lui-même, prononcés lors du 10ème anniversaire du génocide rwandais, que: ‘Oui! Le génocide rwandais a été prémédité, calculé et froidement exécuté’. Mais à la lumière des faits, il faut désormais ajouter que le cerveau du génocide des tutsis de l’intérieur, c’est Kagame lui-même. Voilà la triste et terrible réalité que la communauté internationale, qui a donné carte blanche à Kagame, ne veut pas affronter. Et pourtant, si les actes criminels ci-haut rapportés avaient été posés par un réputé hutu, il aurait depuis longtemps été condamné, et avec raison, par le monde entier d’avoir orchestré le ‘génocide des tutsis’. Mais au lieu de cela, Kagame, parce que réputé tutsi, se fait dérouler le tapis rouge partout en Europe et en Amérique. Disons-le, ce traitement différentiel des rwandais en fonction de l’ ethnie, C’EST DU RACISME en contradiction flagrante avec les valeurs universelles de notre temps.

Guillaume Murere Ph. D.
Gatineau, Québec, Canada
Octobre, 2007

Pour plus de details, cliquer ici...

Situation Humanitaire au Nord-Kivu. Images d'Octobre 2007

Voici des images recentes sur la catastrophe humanitaire du Nord-Kivu. Jusqu'ici des centaines des milliers, 350,000 selon des sources humanitaires, sont soit deplaces ou refugies en Uganda.



La communaute internationale fait pression sur le Gouvernement Congolais dont l'armee ces derniers temps a montre des signes de discipline et victoire sur l'ennemi. Il semble que la visite de Kabila, qui en ce jour du 26 Octobre 2007, se trouve en visite a Washington, avait ete mise en jeu. Une des retombees de cette visite est la prolongation des sanctions contre Nkunda. Le gouvernement Americain par la voie de Jendayi Frazer, Sous Secretaire d'Etat aux Affaires Africaines, vient par ailleurs d'offrir a la RDC l'exil de Nkunda. Ce qui n'est pas mauvais si cela peut faire stopper la guerre. Mais Nkunda merite mieux qu'un exil dore en Afrique du Sud. Il doit etre oriente sur le chemin qu'ont suivi d'autres criminels comme lui: la justice.

Pour plus de details, cliquer ici...

vendredi 21 septembre 2007

Grands Lacs: Les tutsi plus naïfs que les Bahutu et les Banande. Retour sur un texte tourné en dérision par la réalité

TUTSI INTERNATIONAL POWER
UDC NEWSLETTER of April 1998 exposed the following secret document of Tutsi.

REPUBLIC OF RWANDA
MINISTRY OF NATIONAL DEFENSE
DEPARTMENT OF STRATEGIC PLANNING (KIGALI)
Nyagatare, June 30, 1997

To the attention of T.I.P. members in the GreatLakes Region
TRADUCTEUR: MUGABO AYAD

Kivu, le 31 mars 1980
UgandaDemocraticCoalition

Le Plan de la Dynastie Tutsi pour coloniser le Kivu

La lettre d'information de l'UDC (Coalition Démocratique Ugandaise) a fait état de l'existence d'un plan visant à établir une dynastie Tutsi en Afrique Orientale. Ce plan a été conçu le 6 août 1962 et gardé ultra-secret par les Tutsi jusqu'à sa découverte à Nyamitaba lors des troubles du 15 septembre 1962 à Matanda Karuba-Kibari au Nord Kivu.

Voici le plan dans son intégralité :

"Puisque nous sommes numériquement faibles au Kivu et que nous, pendant les élections de 1960 avons réussi d'une façon très magistrale à nous fixer au pouvoir en nous servant de la naïveté Bantoue et que d'autre part notre malignité a été découverte un peu plus tard par les Congolais, tout mututsi de quelle région qu'il soit est tenu à appliquer le plan ci-dessus et d'y présenter une très large diffusion dans les milieux tutsi du District des volcans"

1° Sachez que les Bahutu sont apparentés aux Congolais et que notre méthode de colonisation doit par conséquent s'appliquer à ces deux sujets.

2° Mettez tous les moyens que nous avons employé au Rwanda en oeuvre pour soumettre les Bahutu du Congo et de toutes les autres ethnies qui les entourent,procédez méthodiquement et progressivement car une moindre précipitation risquerait d'éveiller leur appel à la conquête de Rwabugiri, notre héros national.

3° Première tâche de tout intellectuel est d'essayer de décrocher un autre commandement dans le territorial car vous n'êtes pas sans ignorer l'importance de ce service dans la diffusion des idées politiques dans la masse ignorante.

4° Tout intellectuel Mututsi est tenu de se faire un ami dans tous les services administratifs de la République Démocratique du Congo pour lui permettrede s'initier à la machinerie administrative de ce service en vue de se préparer au remplacement éventuel, à la responsabilité de ce service.

5° Puisque nous ne pouvons pas remplacer les élus bahutu, faisons-en des amis. Offrons-leur quelques cadeaux et surtout la bière afin de leur tirer les vers du nez. Offrons-leur nos filles et au besoin marions-les à eux, les Bahutu résisterons très difficilement à leur beauté angélique.

6° Quand nous aurons acquis tous les postes importants, nous serons bien placés pour muter tous les ennemis Bantous à notre guise et surtout les Bahutu.

7° Envers la masse hutu, usez du pacte de sang, vous connaissez d'ailleurs l'inefficacité du pacte, ne l'avons-nous pas déjà violé sans aucun mal ?

8° Servez-vous de la crédulité des évolués Bahutu et faites-vous les instruments pour défendre notre cause et admettre notre campagne électorale. Dès que la campagne est passée ; payez les en monnaie de singe pour montrer leur incapacité.

9° Tout territorial tutsi est tenu à user de la peur pour affermir son autorité auprès de la masse crédule des Bantous.

10° Les fonctionnaires à notre domination, nous le ridiculiserons comme des Bantous ignorants et les traiterons d'ambitieux, ils seront d'ailleurs très peu nombreux car un hutu se soucie peu du sort de ses semblables.

11° Dès que la conscience ethnique naît, divisons les promoteurs de cette conscience. "Diviser pour régner".

12° Soumettons les gens des autres ethnies qui sont dans nos filets et surtout nos vendus Bahutu pour qu'ils fassent une campagne à notre faveur.

13° Sachez qu'un hutu est créé pour servir et que jamais il ne briguera pour avoir un poste de responsabilité. Quand ils s'en rendront compte, ça sera trop tard. Commencez par occuper tous les postes territoriaux et chaque territoire du District des volcans, un administrateur veille à nos intérêts.

14° Essayez de maintenir les agents de l'État Bahutu dans le complexe d'infériorité.

15° Les Bahutu conscients du sort de leurs frères seront éloigner de ce District afin qu'ils n'aient pas d'influence auprès de la masse.

16° Nous faisons appel à toute la jeunesse tutsi pour qu'elle rejoigne l'A.J.I.R. car si malgré notre finesse, nous ne réussissions pas, nous ferons appel à la violence.Cette jeunesse aura pour devoir de soutenir les territoriaux tutsi et répondre par la terreur et se servir de la sûreté de nos agents et acolytes.

17° Pendant ces moments difficiles, nous demanderons à tous les Batutsi de soutenir le gouvernement de Jean MIRUHO où nous étions représentés par deux ministres,car la chute de ce gouvernement est notre propre chute. Miruho n'était-il pas déjà dans nos filets ?

18° Nous devons lutter contre les WANDANDES et les Bahutu qui s'opposent à Jean MIRUHO, en nous servant des Bahutu naïfs. Nous devons profiter de lacupidité des Bahutu. Offrons-leur l'alcool et de l'argent. Ne regardons pas à ce que nous dépensons car nous avons suffisamment d'argent. Vous ne vous souvenez pas que nous avons encore 65.000.000 F que nous étions supposés payer aux enseignants catholiques !

Texte anglais traduit en français par Mugabo Ayad

Kivu, le 31 mars 1980

ANALYSE (sic)

Pendant la Convention Ougandaise de 1987 tenue à Silver Spring, MD, Mme Betty Kayiira a parlé des assassins de son mari et a suggéré qu'il avait été victime d'un grand plan conçu beaucoup d'années auparavant. De nombreuses personnes se sont demandées ce à quoi elle faisait allusion.Pendant les années 60 et 70, de nombreux réfugiés Tutsis en Ouganda ont fait partie des escadrons de tueurs d'Obote et d'Amin (GSU et SRB) et ont appris à connaître les points faibles du monde politiquelocal. Lorsque l'ex GSU a pu échapper à la colère d'Amin, des Tutsis qui en étaient membres ont suivi un entraînement militaire en exil sous l'égide du FRONASA, puis créèrent le NRA grâce auquel ils prirent le pouvoir en 1986. Depuis cette date, ils se sont servis des richesses de l'Ouganda pour reconquérir le Rwanda en ayant également un oeil sur le Burundi, l'est du Zaïre et le Kenya.Les Tutsis se sont servis de leurs femmes pour éliminer les rois Hutus et conquérir le Rwanda. La même stratégie est utilisée à l'encontre des Ougandais. Nombre des ministres de Museveni et des indigènes cooptés, y compris les Rois traditionnels, sont neutralisés par les femmes Tutsis ou par des maîtresses qui les épient. Certains diplomates et expatriés étrangers sont tombés dans le piège qui consiste à fréquenter des femmes Tutsis au Nectar Line Bar, au Half London Bar et dans la plupart des hôtels de Kampala. Rwabugiri a été le pire des rois Tutsis au Rwanda. Il a introduit l'habitude de décorer les tambours royaux avec des parties génitales séchées d'hommes hutus, en symbole d'une conquête totale.

Uganda Democratic Coalition UDC

THE TUTSI COLONIZATION PLAN OF THE KIVU REGION AND OTHER CENTRAL AFRICAN AREAS

This is a secret document which was uncovered and exposed to show the evil plans of these people:

Although we are a minority in the Kivu region, we have been able to successfully retain the power during the 1960 elections by availing ourselves of the Bantu's naivety.However, since our cleverness was later discovered by the Congolese,
"EVERY TUTSI FROM ANY REGION MUST IMPLEMENT THE FOLLOWING PLAN AND PARTICIPATE IN ITS DIFFUSION TO ALL OTHER TUTSI, ESPECIALLY THOSE FROM VOLCANO DISTRICT".

1) Every TUTSI must know that Hutu are related to the Congolese and that our colonization plan must be applied to the two groups.

2) Every TUTSI must know thoroughly and apply to the Congolese and other ethnic groups surrounding them the methods used successfully to conquer RWANDA.You must proceed with method and gradually and refrain from any precipitation which might awaken the spectra of the Great Conqueror Rwabugiri, our National Hero.

3) Every TUTSI intellectual must adopt as his first goal the control of additional districts, as everybody is aware of the importance of controlling local seats of authority in order to spread political ideas into uneducated populace.

4) Every TUTSI intellectual must make friends within the Congolese administration and get acquainted with the bureaucratic process and thus prepare himself for eventual take-over in which he is expected to take the place and eventually head the whole department.

5) Since we cannot replace the Hutu representatives just elected and put our own people in their places, let's make them our friends. We must conquer them by offering them gifts, especially alcohol beverages which will allow us to worm secrets out of them. Offer them girls, and if necessary, do not hesitate to arrange marriages with them. They will not resist our daughters' angelic beauty.

6) When the control of all important positions is achieved, we must remove all our BANTU enemies, especially Hutus.

7) With regard to conquering the Hutus, you must use the "BLOOD EXCHANGE PACT" in which they foolishly believe: Haven't desecrated it several times with impunity?

8) Avail yourselves of the credulity of the Hutu elites and use them to promote our interests and to look credible in electoral drives. As soon as the electoral drives are over, bilk them to show their inefficiency.

9) Every TUTSI civil servant must use terror in order in order to get respect authority from the uneducated Hutu populace.

10) Using the civil servant we master, we must ridicule the uneducated BANTU and call them pretentious; many in the Hutu elite will help us destroy their fellows, because Hutu don't care about their fellows' fate.

11) Whenever we discover that Hutu are caring for their fellows' fate, we must destroy that spirit by dividing its promoters: WE MUST DIVIDE IN ORDER TO RULE.

12) We must master completely all the members of the other ethnic groups whom we manage to control, especially Hutu fawners and make them promote our interests.

13) Every TUTSI must know that every Hutu has been created to be a SERVANT and that no Hutu must ever become a leader. Hutu must not be aware of this principle until it is too late for them. You must control progressively all the key positions in the administration and finally have in every district a Director who protects our interests.

14) Every TUTSI must use every means possible to lead all Hutu civil servants to an inferiority complex.

15) Any Hutu caring about his fellow's fate must be kept off and denied any access to the population.

16) We remind all the TUTSI youth that they must join the A.J.I.R. because, if we do not succeed by our cleverness, we must use violence. The TUTSI youth must support the TUTSI civil servants, use terror and exploit the intelligence provided by our spies and informants.

17) During the difficult times, we must convince the Hutu to support the Jean Miruho's cabinet in which we had two ministers, because the collapse of that cabinet means our own failure. Don't you know that we own Miruho?

18) We must fight the WANDANDE and HUTU who oppose our Jean Miruho by using naive Hutu. Avail yourselves of the Hutu's greed. Offer them alcoholbeverage and money. Don't care about how much you spend because we have enough money. Don't you recall that we still have 65,000,000F which we weresupposed to pay to the Catholic teachers?

Translated from French by Mugabo Ayad at Mweso, Kivu on March 31, 1980.

TUTSI INTERNATIONAL POWER
UDC NEWSLETTER of April 1998 exposed the following secret document of Tutsi.

REPUBLIC OF RWANDA
MINISTRY OF NATIONAL DEFENSE
DEPARTMENT OF STRATEGIC PLANNING (KIGALI)

Nyagatare, June 30, 1997

To the attention of T.I.P. members in the Great Lakes Region.

Ref: Urgent and appropriate measure for the safeguard of our project.When we met in Kisoro (Uganda) from 03 to 05 June 1997 just after our victory which led to the fall of dictator Mobutu, we underlined the necessity of strengthening our undertaking by posting our best human resources in services dealing with security, economics, finance and administration, particularly in the Provinces of north and South Kivu which are an integral part of our homeland. This strategy is supposed to make easy our control of the Democratic Republic of Congo and to consolidate further our influence in the Great Lakes Region.

In fact, Zaire was the missing link in ensuring that we attain total power control in the Indian basin with exception of Kenya and Tanzania where power is still in the hands of our enemies. However, Kenya will not be able to resist for a long time given the internal pressures exerted by our Ugandan, Ethiopian and Eritrean brothers who are determined to continue until victory is obtained!

As far as Tanzania is concerned, our Masai brothers have not yet gained enough political and military influence to start a"liberation struggle" as have done our friends in Kenya. We must analyze together what should be done to stop Mwalimu Nyerere who, clearly, intends to sabotage our hegemonic plans and who is actively seeking the removal of our Burundian brother, Major Buyoya. And furthermore, the Tanzanian government openly supports Nyangoma and the INTERAHAMWE of General Bizimungu who are responsible for genocide in Burundi and Rwanda.While waiting for concrete proposals that will be submitted for approval at the Mbarara (Uganda) meeting to be held from 17 to 19 July 1997, we must remind the Team Leaders from the Democratic Republic of Congo to be vigilant day and night because Kabila is a Lumumbist. And you well know that Lumumbists are Nationalists. They might one day rebel against us and chase us from Congo. Congolese are like Hutus. They are ungrateful. That is why we strongly ask the Governor of North Kivu, Kanyamuhanga Gafungi and our brothers Ngezayo Albert and Rwakabuba Shinga, respectively President and Vice-President of TIP (Team Leaders in the Democratic Republic of Congo) to closely work with and support RPA and NRA soldiers stationed in the DRC so as to ensure the protection of our Representatives (Douglas Bugera and Bizima Karaha) within the government.Our soldiers must by all means neutralize the MAI MAI and INTERAHAMWE who have become a thorn for the security of our farmers in the Masisi region. The Governor of north Kivu, Kanyamuhanga Gafungi expressed these same fears in his last report.Finally, we would like to inform you that some of our friends have began to turn their back against us and to discredit us. They call us "war-mongers" and even "genociders". They are threatening to withdrawtheir support to us. We must urgently find strategies to deal with this situation.

Long life to TIP

Signed: For the current TIP Chairman(RPF - Team-Rwanda)
Major-Doctor Ndahiro
COUNSELOR

Source: http://www.abarundi.org/documents/colonisation2.html

Pour plus de details, cliquer ici...